Étant donné le nombre de personnes dans le monde qui ont ou auront besoin de soins pour guérir d’une infection au COVID-19, la société irlandaise de matériel médical Aerogen affirme qu’elle pourrait doubler le nombre de dispositifs expédiés cette année.

Avant la crise actuelle du coronavirus, l’entreprise livrait déjà ses produits d’administration de médicaments en aérosol de pointe dans les hôpitaux de plus de 75 pays, profitant ainsi à 10 millions de patients.

John Power, PDG d’Aerogen, estime toutefois que l’entreprise pourra expédier 3 à 4 millions de dispositifs en 2020, contre 2 millions en 2019. Elle explore également des pistes pour pallier la pénurie mondiale de respirateurs en adaptant des systèmes de ventilation non invasive.

Une forte hausse de la demande mondiale

Le dispositif Aerogen peut être autonome ou intégré à des respirateurs. Outre le fait qu’il constitue un moyen efficace d’administrer des médicaments aux patients, son système en circuit fermé permet au circuit de ventilation de ne pas être interrompu pour l’administration de médicaments. Ainsi, le risque de transmission du COVID-19 des patients aux professionnels de santé patients est moindre.

Plus tôt cette année, l’entreprise a enregistré un premier pic de demandes en provenance de Chine, où elle coopérait déjà avec Mindray, une société locale de fabrication de respirateurs, avant la crise actuelle. « Nous avons ensuite commencé à observer une augmentation de l’activité par leur intermédiaire au début de l’année 2020 », a expliqué John Power.

« Puis la vague de demande a commencé à déferler sur le monde. Au cours des dernières semaines, nous avons commencé à voir de grosses commandes arriver d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne et du Royaume-Uni et la demande en provenance des États-Unis a explosé durant la semaine écoulée. Cela illustre clairement la prise de conscience récemment observée en Amérique », a indiqué John Power.

Une distribution équitable

John Power et son équipe entendent faire en sorte de pouvoir répondre à la hausse soudaine et sans précédent de la demande. « Nous sommes une entreprise mondiale et nous cherchons à assurer l’équilibre de la demande venue du monde entier. »

« Nous demandons à nos clients et distributeurs de vérifier au niveau de l’hôpital si leur demande est réaliste et reflète un besoin immédiat ou si leur commande peut être échelonnée sur plusieurs semaines. Nous essayons de proportionner nos systèmes de manière à pouvoir fournir tous nos distributeurs et partenaires OEM. »

Assurer le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement

La quasi-totalité des produits d’Aerogen est fabriquée et assemblée en Irlande, principalement chez M&M Qualtech à Galway et chez Molex à Shannon qui assemblent le nébuliseur de grand volume Solo.

Alors que les ventes d’Aerogen augmentent selon un TCAC de 30 % par an depuis 2010, John Power explique que suite à l’épidémie actuelle, l’entreprise collabore désormais avec ses principaux fournisseurs pour augmenter la production d’au moins 50 % afin de tenter de répondre à la demande mondiale sans précédent pour le produit d’Aerogen. Cela passe notamment par des redéploiements de personnel et des ajouts d’équipes et de lignes de production pour une capacité accrue au fil du temps. Les fournisseurs de composants sont également invités à donner la priorité à la production afin de garantir une activité sans interruption.

D’autres solutions contre le COVID-19

S’il est généralement possible d’utiliser des systèmes de ventilation non invasive tels que des masques faciaux ou des canules nasales pour les patients souffrant de problèmes respiratoires moins graves, les médecins craignent que leur utilisation ne propage le coronavirus dans l’air. Les patients finissent par être intubés, parfois même lorsque ce n’est pas nécessaire, ce qui impose d’énormes contraintes aux unités de soins intensifs. Aerogen collabore avec des partenaires hospitaliers et universitaires afin d’adapter les systèmes de ventilation non invasifs et de les rendre sûrs pour le traitement du COVID-19.

Ceci permettrait également aux personnes souffrant d’autres maladies respiratoires, comme une forme grave d’asthme grave ou une BPCO, de continuer d’avoir accès aux systèmes d’administration de médicaments en aérosol sur lesquels elles comptent, ajoute-t-il.

À propos d’Aerogen

Aerogen est depuis longtemps reconnu dans le monde entier en tant que pionnière
de la nébulisation haute performance et en tant que leader mondial de l’administration de médicaments en aérosol pour les patients en USI sous ventilation. John Power a reçu le prix European Entrepreneur of the Year en 2016, tandis qu’entre 2013 et 2019, Aerogen a été lauréate à six reprises du Zenith Award, le prix le plus prestigieux décerné par l’American Association of Respiratory Care.

Outre le fait que les dispositifs Aerogen assurent une administration efficace des médicaments aux patients sous ventilation, leur conception en circuit en ligne réduit le risque de transmission du COVID-19 aux professionnels de santé par les patients par rapport aux nébuliseurs traditionnels. Par ailleurs, le réservoir de médicaments est isolé du circuit respiratoire, ce qui minimise la nébulisation des fluides contaminés.

Selon les directives récentes du gouvernement britannique relatives à la prise en charge des patients atteints de troubles respiratoires, un système d’aspiration fermé doit être utilisé et les circuits de ventilation ne doivent être interrompus qu’en cas de nécessité.

Les entreprises irlandaises relèvent le défi d’éradiquer le virus Covid-19. De nouvelles avancées résultant des dernières recherches en Irlande, l’un des plus grands pôles de technologies médicales au monde, sont exploitées pour tenter d’endiguer la pandémie.

Un nouveau test de dépistage rapide du Covid-19

La société HiberGene Diagnostics, qui a son siège à Dublin, est spécialisée dans le développement et la fabrication de tests de diagnostic moléculaire pour les maladies infectieuses de l’homme. Elle produit des solutions de dépistage rapides et précises, qui sont à la fois économiques et faciles d’utilisation.

Actuellement, ses chercheurs travaillent à la mise au point d’un test novateur pour le nouveau coronavirus, en vue d’une mise rapide sur le marché après son évaluation clinique en Chine, en Italie et en Irlande.

Les tests d’HiberGene reposent sur des échantillons humains non invasifs tels que les prélèvements, et requièrent un traitement minimal de ces échantillons.

Ce test étant conçu pour être réalisé à proximité du patient, les échantillons seront prélevés et analysés sur place, sans qu’il soit nécessaire de les transmettre à un laboratoire. Les résultats seront disponibles en vingt minutes, soit beaucoup plus vite que les tests les plus rapides existant jusqu’ici.

La création d’une protéine utile au diagnostic, aux vaccins et à la recherche dans le Covid-19

Une autre entreprise de biotechnologie irlandaise, Aalto Bio Reagents, a développé une protéine novatrice capable d’agir contre la maladie sur trois fronts : le diagnostic, les vaccins et la recherche.

Cette nouvelle protéine de la nucléocapside du SARS-CoV-2 recombinante (code CK 6404) est mise à la disposition des fabricants de tests de dépistage et de vaccins ainsi que des chercheurs à l’échelle mondiale, qui œuvrent tous pour freiner la pandémie actuelle.

Philip Noone, PDG d’Aalto Bio Reagents, explique : « Les patients sont actuellement dépistés par la méthode d’amplification en chaîne par polymérase. Cependant, il existe également un besoin important de tests sérologiques pour détecter tous les cas légers voire asymptomatiques pouvant passer inaperçus. Les enquêtes épidémiologiques, visant notamment à mieux comprendre les caractéristiques de transmission et la gravité du Covid-19, revêtent également une importance fondamentale. »

« Dans des situations d’épidémie comme celle-ci demandant un diagnostic rapide, les domaines de la médecine et du diagnostic nécessitent un accès continu à des matières premières corroborées par des preuves scientifiques », ajoute-t-il. « Nous nous efforçons de répondre à ce besoin urgent en mettant à profit notre nouvelle protéine de nucléocapside du SARS-CoV-2 », conclut-il.

Un nouveau type de nébuliseur qui réduit le risque de transmission de Covid-19 pendant le traitement

L’entreprise irlandaise Aerogen est à l’origine de nouvelles techniques qui permettent d’aider les personnes en détresse respiratoire. Plus de neuf millions de patients à travers le monde ont déjà bénéficié de sa technologie innovante d’administration de médicaments en aérosol.

À la différence des nébuliseurs conventionnels, les équipements conçus par Aerogen disposent d’un circuit intégré qui évite d’avoir à interrompre le système de ventilation pour l’administration des médicaments. Une solution avancée qui pourrait s’avérer utile dans le traitement des patients infectés par le Covid-19.

Pour les professionnels de santé en milieu de soins intensifs, les nébuliseurs d’Aerogen comportent un risque de transmission moins élevé suite à la contamination de l’aérosol par le patient par rapport aux nébuliseurs traditionnels.

Sa technologie de mailles vibratoires et sa conception à circuit fermé en font une option viable pour l’administration des traitements aux patients nécessitant une respiration artificielle. Selon les directives récentes du gouvernement britannique relatives à la prise en charge des patients atteints de troubles respiratoires, un système d’aspiration fermé doit être utilisé et les circuits de ventilation ne doivent être interrompus qu’en cas de nécessité.

Contrairement aux modèles classiques, le dispositif Aerogen Solo présente un circuit intégré et a été conçu de façon à isoler le réservoir de médicament du circuit de respiration, limitant ainsi la nébulisation des fluides contaminés.

Un système de purification d’air pour tuer les virus aéroportés

Une technologie de plasma révolutionnaire, développée par l’entreprise irlandaise Novaerus, est en cours de déploiement afin de purifier l’air pour les patients et le personnel médical.

La technologie exclusive de Novaerus élimine les virus en suspension dans l’air d’une pièce grâce à une méthode d’aspiration et de filtration à travers des bobines de plasma brevetées, permettant ainsi de réduire le risque d’infection croisée.

L’entreprise a fait don plusieurs de ses équipements d’assainissement de l’air aux hôpitaux de Wuhan, en Chine, dont son tout dernier produit, le Defend 1050, une solution mobile conçue pour les grands espaces et les situations à haut risque d’infection.

Les coronavirus se propagent par le biais des gouttelettes de salive expulsées lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, de façon similaire à la dissémination de la grippe et des autres pathogènes respiratoires. « La voie de transmission contre laquelle il est le plus difficile de se prémunir est l’air, car il existe très peu de moyens pour nous protéger lorsque nous respirons », affirme le Dr Kevin Devlin, PDG de WellAir, société mère irlandaise de Novaerus.

Une application en réalité augmentée pour se laver les mains

Les dirigeants du monde entier insistent sur le fait que l’arme principale dont nous disposons pour combattre le Covid-19 est notre capacité à nous laver les mains. L’expansion du virus dépend largement de la fréquence à laquelle nous le faisons et de la manière dont nous nous y prenons.

Une bonne hygiène des mains peut prévenir la prolifération des germes nocifs de plus de 90 %, et pourtant nombreuses sont les personnes à ignorer que leur approche de nettoyage est insuffisante.

SureWash est une application en réalité augmentée conçue pour apprendre aux professionnels de santé, aux patients et aux visiteurs à se laver efficacement les mains.

Elle permet d’assurer la conformité de l’hygiène des mains au protocole de l’Organisation mondiale de la santé en offrant un apprentissage stimulant et interactif. Les utilisateurs améliorent leur technique grâce au retour d’informations fourni par l’application en temps réel.

Pour le personnel chargé de la lutte contre les infections, le système logiciel indique également les données nécessaires au suivi des progrès réalisés en matière d’hygiène des mains, garantissant ainsi des résultats positifs.

En réponse à la pandémie de Covid-19, l’application a été lancée auprès du grand public afin que chacun puisse jouer un rôle.

Un portail Covid-19 en ligne à l’usage des médecins généralistes pour traiter les patients à distance

Le développeur de portails pour patients Wellola a répondu à une demande du Health Service Executive (HSE), l’autorité sanitaire irlandaise, visant à développer et lancer un nouveau portail de communication sécurisé à destination des cliniciens et des prestataires de soins primaires pour faire face à la pandémie.

Intitulé « HSE Covid-19 Portal », il s’agit d’un outil numérique simple d’utilisation conçu pour optimiser la sécurité des médecins et des patients.  L’accès des patients se fait via une application à télécharger depuis le site HSE Covid-19. Ce portail Internet permet aux médecins généralistes et autres professionnels de santé de prendre en charge les personnes à distance afin de se protéger du Covid-19. Il offre aux prestataires de soins de santé la possibilité de proposer facilement toute une gamme de services aux patients, notamment la réservation en ligne, un service de téléconsultation, une messagerie sécurisée et le remplissage de formulaires destinés à des fins de triage.

L’application Covid-19 s’appuie sur une technologie existante déjà développée et testée par Wellola, c’est pourquoi son équipe a pu la déployer seulement quatre jours après avoir reçu la requête du HSE.

Enfin, face à la pénurie mondiale de respirateurs artificiels, qui sont d’une importance vitale, une initiative internationale du nom d’Open Ventilator Project a été lancée dans la foulée sur Facebook pour concevoir et fabriquer un appareil respiratoire imprimé en 3D.

En Irlande, ce projet a été mené par Colin Keogh, de Sapien Innovation, un spécialiste des services d’innovation appliquée, de créativité et de design thinking. En moins d’une semaine, l’équipe est parvenue à réaliser un prototype, qu’elle espère voir approuvé par les autorités sanitaires irlandaises pour une utilisation aux fins de la lutte contre le Covid-19.

Enterprise Ireland inaugure cette année sa deuxième antenne française à Lyon. La création de ce bureau répond à la démarche de diversification des entreprises irlandaises face au défi du Brexit mais surtout à la volonté d’Enterprise Ireland de renforcer les relations commerciales entre la France et l’Irlande. Et la région Auvergne-Rhône-Alpes regorge d’opportunités pour les entreprises irlandaises !

Une région à fort potentiel pour les entreprises irlandaises

Grâce à un puissant écosystème entrepreneurial, la région Auvergne-Rhône offre de belles opportunités aux entreprises irlandaises. De nombreuses organisations locales – Aderly, InvestinLyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes – apportent ainsi leur soutien aux entreprises qu’y souhaitent se développer sur le territoire en les aidant par exemple à trouver des locaux ou bien encore à recruter du personnel. Un écosystème qui encourage également le développement des jeunes entreprises grâce à six incubateurs de start-ups basés à Lyon !

Première « Smart City » de France, Lyon est également le siège des plus grands laboratoires pharmaceutiques du monde. La région Auvergne-Rhône-Alpes, quant à elle, est aujourd’hui la première région industrielle de France, et la quatrième région agricole ! Les entreprises du territoire représentent des partenaires de choix pour nos entreprises irlandaises dont les principales filières d’excellence sont les technologies propres, les sciences de la vie, et l’agriculture.

Ce contexte idéal a déjà permis le développement de nombreuses entreprises irlandaises sur le territoire telles que Smurfit Kappa, Kingspan ou bien encore Grant Engineering. Leur succès en Auvergne-Rhône-Alpes témoigne des nombreuses opportunités de la région !

Une nouvelle étape pour l’implantation des entreprises irlandaises en France

Bien que certaines interrogations perdurent autour du Brexit, il constitue avant tout une belle opportunité pour les entreprises irlandaises de diversifier leurs activités en s’ouvrant aux autres pays de la zone euro. La stratégie « Global Footprint 2025 » initiée par le gouvernement irlandais devrait ainsi permettre d’augmenter de 50% les exportations irlandaises vers la zone euro d’ici à 2025 et l’ouverture du bureau lyonnais constitue une étape charnière dans la réalisation de cet objectif.

La nouvelle antenne lyonnaise d’Enterprise Ireland devrait par ailleurs permettre de renforcer les liens commerciaux entre la France et l’Irlande en incitant les entreprises irlandaises à s’intéresser à la région Auvergne-Rhône-Alpes et en établissant de nouveaux partenariats locaux.

Une équipe dédiée

Avec l’ouverture du bureau lyonnais, Enterprise Ireland France accueille deux nouvelles recrues au sein de son équipe !

Claire Tobin Mercier, originaire d’Irlande, lyonnaise d’adoption depuis 25 ans, et Senior market advisor chez Enterprise Ireland, sera ainsi chargée d’aider les entreprises irlandaises à conquérir la région Auvergne-Rhône-Alpes et à y établir des relations commerciales pérennes. Eleanor Shanley, diplômée du Trinity College de Dublin, l’accompagnera dans cette mission.

« Quel futur souhaitons-nous imaginer pour nous, êtres humains ? Et pour la planète ? Comment améliorer la qualité de vie de toute l’humanité ? Tout autant de questions sur l’avenir auxquelles des entreprises irlandaises innovantes sont en train de répondre », déclare Julie Sinnamon, directrice générale d’Enterprise Ireland, l’agence de commerce et d’innovation.

« Ce sont des interrogations majeures qui nous mettent au défi et nous déconcertent, mais nous encouragent aussi à trouver de vraies réponses. Ce sont justement ces réponses qui contribueront à la construction d’un avenir meilleur pour chacun d’entre nous. »

Tout évolue à une vitesse considérable, et il devient de plus en plus urgent de se remettre en question. « On cherche de plus en plus à capitaliser sur le changement, tout en veillant à ce que l’on opère le bon type de changement: celui qui aide les gens et l’environnement, qui encourage la diversité ou améliore les conditions de ceux qui sont dans le besoin », affirme Mme Sinammon.

Ce type de questions existentielles nécessite le point de vue d’innovateurs capables d’envisager l’avenir et de prendre du recul, mais aussi d’agir ici et maintenant.

« Les entreprises irlandaises sont au centre de l’innovation technologique et sont motivées par des impératifs commerciaux, mais aussi par le désir d’un avenir plus juste et équitable », précise Julie Sinnamon.

« Ce n’est pas une simple aspiration. C’est ce que les entreprises irlandaises sont en train d’accomplir. C’est pourquoi l’Irlande est le deuxième plus grand exportateur de produits medtech d’Europe et fait partie des leaders de la fintech dans les domaines du paiement, de la regtech et des fonds. L’Irlande constitue également un centre international de l’innovation agritech et possède une forte expérience dans la réalisation de grands projets de construction high-tech complexes dans le monde entier », déclare Mme Sinnamon.

« Quel que soit le secteur, les entreprises irlandaises développent des solutions pour répondre aux plus grands défis auxquels il fait face, présentant aux partenaires commerciaux du monde entier ce que nous connaissons sous le nom d’« Irish Advantage » (l’avantage irlandais). »

Les ventes internationales des entreprises irlandaises atteignent actuellement des niveaux record. « Ces résultats sont permis par la stimulation de l’innovation », explique Carol Gibbons, chef du service de technologie numérique et directrice de commercialisation ICT chez Enterprise Ireland.

« L’innovation change la donne en ce qui concerne la compétitivité d’une entreprise et l’Irlande arrive en tête de l’European Innovation Scoreboard 2017, pour sa capacité à innover. C’est ce qui nous démarque et nous permet d’être compétitifs sur les marchés internationaux. »

Et ce n’est pas seulement l’avis d’Enterprise Ireland. « Notre présence est internationale : nous avons des bureaux dans le monde entier et des employés sur site. Nous échangeons beaucoup avec les clients internationaux de nos entreprises clientes. Nous recevons régulièrement des retours mettant en avant la capacité des entreprises irlandaises à aller “au-delà des attentes” de leurs clients », affirme Mme Gibbons.

« Nous entendons très souvent dire qu’elles sont des partenaires de confiance. Elles étudient les exigences auxquelles leurs clients font face, leur parlent du marché dans lesquels ils évoluent et des produits dont ils ont besoin, puis créent de nouveaux produits et services adaptés. C’est ce qui permet aux entreprises irlandaises d’être compétitives à l’échelle mondiale, et c’est pourquoi un grand nombre d’entre elles sont des leaders dans leurs segments de marché, la technologie jouant un rôle clé. »

Alors comment améliorer la qualité de vie de toute l’humanité ?

Grâce à des innovateurs tels qu’Aerogen, leader mondial des dispositifs médicaux spécialisé dans les systèmes d’administration de médicament par aérosol, et Nuritasv, qui associe intelligence artificielle et génomique pour découvrir et révéler des peptides bioactifs naturels, changeant ainsi la vie de milliards de personnes dans le monde.

Comment répondre aux besoins de notre population mondiale croissante ?

Grâce à des entreprises telles que Moocall, spécialiste en logiciels de gestion de troupeaux basés sur des capteurs, et TerraNutriTECH qui automatise la nutrition animale pour améliorer la santé des troupeaux.

Comment poursuivre notre développement tout en préservant l’environnement pour la génération future ?

Grâce à des entreprises telles que C&F Green Energy dont la mission est de rendre l’énergie éolienne abordable, et NVP Energy dont les solutions intelligentes permettent de récupérer les eaux usées des lignes de production pour les transformer en source d’énergie.

Pouvons-nous exploiter au maximum les machines sans perdre l’essence de notre humanité ?

Absolument, grâce à des entreprises telles qu’Aylien, développeur de solutions d’analyse de contenu basées sur l’IA, qui facilite la compréhension de grandes quantités de texte humain à l’aide de l’apprentissage approfondi et du traitement automatique de la langue naturelle ; Artomatix, créateur du premier moteur d’art en 3D du monde ; et Pointy, un nouveau système révolutionnaire qui affiche automatiquement les produits des marchands en ligne à l’aide d’algorithmes et de l’apprentissage automatique pour estimer les niveaux de stock, et en aidant les marchands traditionnels à concurrencer ceux de l’e-commerce.

Comment notre monde physique fusionnera-t-il avec notre monde numérique ?

Avec l’aide d’innovateurs tels que Soapbox Labs, qui développe des solutions de reconnaissance vocale spécialement conçues pour les enfants pour garantir la plus grande précision possible ; RecommenderX, qui exploite l’apprentissage automatique pour aider les équipes d’entreprises à prendre des décisions plus axées sur les données ; et VR Education, dont les logiciels de réalité virtuelle et augmentée sont en train de bousculer les systèmes d’éducation et de formation.

Est-il possible de connecter les gens pour des transactions plus simples, sécurisées et équitables ?

Oui, grâce à des pionniers comme AID:Tech, qui utilisent la technologie blockchain pour révolutionner la façon dont les gouvernements, les grandes entreprises et les ONG apportent leur aide et leurs bienfaits au monde entier ; et Sysnet Global Solutions,, développeur de solutions de sécurité et de conformité qui assurent notre protection en ligne.

Grâce à un environnement unique, il existe bien d’autres entreprises irlandaises innovantes comme celles-ci. « L’Irlande dispose d’un programme d’envergure pour les entreprises. Elle est à l’affût d’opportunités internationales et dispose d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, flexible et tournée vers l’avenir », se réjouit Mme Gibbons.

« Elles sont soutenues par des initiatives telles que Technology Centre, qui relient connaissances commerciales et recherches universitaires, veillant ainsi à ce que les entreprises irlandaises soient préparées aux évolutions futures, notamment en matière d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique. »

Les entreprises irlandaises sont soutenues par un écosystème R&D de classe mondiale et exercent aux côtés des plus grands noms de la technologie, de la biologie et des services financiers, domaines dans lesquels l’Irlande constitue un véritable hub. Le développement de ces entreprises est tel qu’elles se hissent aujourd’hui au niveau des leaders mondiaux.

L’Irlande est un pays où les entrepreneurs sont profondément respectés et aspirent au succès à l’étranger.

Ils réussissent non pas malgré leur provenance d’une petite île de l’Atlantique, mais grâce à elle. « Nous avons toujours été tournés vers l’extérieur », ajoute Mme Gibbons. « Nous sommes des networkers nés et nous rencontrons le succès grâce à nos réseaux. Cela veut dire que lorsque nous visons un nouveau marché, nous l’intégrons rapidement. C’est très positif. »

L’Irlande fait la différence sur la scène internationale dans tous les domaines, de l’art et la littérature à l’humanisme. Sans surprise, il en est de même pour le commerce. « Nous sommes un petit pays, mais nous avons de grandes idées tournées vers l’international », explique Mme Gibbons.

« Ne vous fiez pas à notre petite taille », avertit Mme Sinnamon : « Nous sommes un pays petit qui a un grand impact. »

Enterprise Ireland et buildingSMART France organisent un événement de partage des connaissances BIM (Building Information Modeling) pour le secteur de la construction en France.

Un petit déjeuner qui se tiendra le Mercredi 23 Janvier 2019 – 8h30 à 11h au Corcoran’s Irish Pub (23 Boulevard Poissonnière – 75002 Paris)

Alors que le gouvernement français a récemment lancé sa stratégie BIM 2022, l’adoption du modèle BIM va s’accélérer pour le secteur de la construction. Ce processus numérique 3D intelligent offre aux professionnels de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction les informations et les outils nécessaires pour planifier, concevoir, construire et gérer de manière plus efficace les bâtiments et l’infrastructure, en réalisant des économies de temps et d’argent substantielles.

Poussées par la nécessité de construire des projets de grande envergure et de plus en plus complexes dans des délais plus courts, les sociétés irlandaises de services de construction et d’ingénierie ont été à l’avant-garde de l’introduction d’une gamme de technologies et de pratiques de travail innovantes. Ces dernières années, les entreprises irlandaises ont devancé leurs concurrents en adoptant les technologies numériques et la modélisation des informations de construction (BIM).

Selon une récente étude publiée par CitA (Construction IT Alliance) et Enterprise Ireland, qui a pris l’initiative du programme de transition numérique en Irlande, 76 % des sociétés irlandaises de services de construction et d’ingénierie interrogées confirment la pertinence de leur structure dans la maîtrise des compétences et des connaissances en matière de BIM.

Les entreprises irlandaises ont compris que le BIM n’était pas seulement un outil, mais aussi une série de processus permettant d’accélérer le programme de construction et de fournir aux clients des informations structurées et accessibles à la fin du projet.

Pour vous inscrire à l’événement

https://www.eventbrite.fr/e/billets-petit-dejeuner-des-experts-irlandais-du-bim-54582393408#tickets

Déroulé de la matinée :

 8h30 – Accueil et petit-déjeuner irlandais

9h30 – Introduction par Thibaud de Loynes (BuildingSMART France) et Alix Derigny (Enterprise Ireland)

9h45 – Table ronde modérée par Thibaud de Loynes

  • David Browne, Director, RKD Architects – Projet Microsoft
  • Shannon Brown, BIM sector Lead, Mercury Engineering – Nouveau “BIM Facility”
  • Michael Murphy, Digital Construction Operations Manager, BAM Civil – Projet Boland’s Quay

10h30 – Q&A

11h00 – networking

Grâce à une économie à croissance rapide accueillant les plus grands talents au monde des technologies de pointe ; grâce à un système  soutenant et dynamisant la recherche des meilleures idées produites en Irlande, l’avenir semble radieux pour les solutions issues de ce carrefour de l’innovation.

Désormais, on n’évoque plus tellement « les saints et les érudits » dans les rues de Dublin. Dans le brillant quartier technologique de la ville, localement connu sous le nom de Silicon Docks, les discussions des jeunes se concentrent, dans toutes les langues, sur les projets, les start-ups et les lieux de rendez-vous. Ils parlent également de leurs occupations après le travail et de qui a eu la dernière bonne idée en date. Il y règne comme une atmosphère d’urgence. Des choses s’y produisent.

Bien que l’Irlande ait aujourd’hui considérablement changé, il est intéressant de se pencher sur les origines de cette expression : « la terre des saints et des érudits ». Depuis des siècles, le pays est mondialement respecté pour sa traditionnelle excellence universitaire et pour son haut niveau d’éducation. En un sens, cela n’a pas changé. À ce jour, l’Irlande dispose non seulement de la plus jeune population de toute l’Europe, mais aussi de la plus diplômée.

Classement mondial de l’Irlande en tant que carrefour de l’innovation

  • L’Irlande connaît la croissance économique la plus rapide de la zone euro (pour la quatrième année consécutive)
  • Le pays compte le plus grand nombre d’entreprises à forte croissance de l’UE (selon Eurostat)
  • Le Trinity College de Dublin crée plus d’entreprises financées par du capital-risque que toute autre université européenne (PitchBook)
  • Classée 2nde économie la plus compétitive de l’UE selon (IMD World Competitiveness, 2017)
  • Classée 6ème économie la plus compétitive du monde (selon IMD)
  • Classée 3ème meilleure économie mondiale en matière d’efficacité opérationnelle (selon IMD)
  • Meilleur pays d’Europe de l’Ouest dans lequel investir (selon IDA)
  • Premier pays du monde en matière d’adaptabilité des employés (selon IDA)
  • Plus jeune population d’Europe : un tiers a moins de 25 ans, presque la moitié a moins de 34 ans
  • Classée parmi les dix meilleurs pays du monde pour :
    • Des programmes universitaires adaptés aux besoins d’une économie compétitive (selon IDA)
    • Un transfert de connaissances entre les universités et les entreprises (selon IDA)
  • 10ème pays sur 127 pays dans le classement du Global Innovation Index
  • Classée 1ère en matière de diffusion des connaissances et 2nde en matière d’impact des connaissances (selon GII)

La disponibilité immédiate de jeunes talentueux, qualifiés et capables de s’adapter est une des raisons pour lesquelles l’Irlande accueille désormais Facebook, Google, Twitter et bien d’autres grands groupes. L’importance donnée à la flexibilité et au développement des compétences a aussi permis de développer une culture très attractive de l’innovation et de l’invention.

Culture de l’innovation

Cette tendance n’est pas nouvelle non plus. Il est saisissant de voir combien d’inventions remarquables peuvent être attribuées à un petit pays comme l’Irlande. Le sous-marin, par exemple, fut inventé par l’ingénieur irlandais John Philip Holland, un contemporain (et une connaissance) de Thomas Edison. Le sous-marin de John Philip Holland fut le premier à être officiellement commandé par la Marine américaine. Il est également à l’origine du premier sous-marin de la Marine royale britannique, le Holland 1.

Vint ensuite la photographie couleur, inventée par le géologue irlandais diplômé du Trinity College de Dublin, John Joly. La seringue, ou aiguille hypodermique fut inventée par le docteur Francis Rynd, issu du Trinity College de Dublin. La torpille téléguidée a été inventée par Louis Brennan, originaire du comté de Mayo (ce dernier a également aidé à la création de l’hélicoptère). La sismologie (pas uniquement la science moderne, mais le véritable terme) fut inventée par le géophysicien irlandais Robert Mallet.

Une dernière ? Si vous faites partie des 20 % d’adultes dans le monde à posséder un tatouage (rien qu’aux États-Unis, on estime qu’environ 45 millions de personnes en ont désormais un), vous aurez certainement été tatoué à l’aide d’une machine électrique inventée par Samuel O’Reilly. Comme son nom peut l’indiquer, il était le fils d’immigrés irlandais.

Ces exemples historiques démontrent que la culture de l’innovation n’est pas un phénomène nouveau en Irlande. Le passé a ouvert la voie au présent, et l’Irlande est désormais considérée comme un foyer pour l’esprit d’entreprise jouissant à la fois d’une économie renaissante (dotée de la croissance la plus rapide de l’UE pour la quatrième année consécutive) et d’une population jeune et plus qu’apte à travailler.

Marques mondiales de l’industrie technologique et pharmaceutique

Chacun de ces éléments explique la présence dans le pays de l’ensemble des leaders mondiaux du domaine technologique : Google, Amazon, IBM, LinkedIn, PayPal, Twitter, Dropbox, Etsy, Groupon, Airbnb, Uber, Siemens, HP, Dell, Microsoft, Intel, Symantec. Cette liste n’est pas exhaustive et recense la crème de la crème des marques les plus attractives au monde.

Alors que le secteur technologique fait la plupart des gros titres, l’industrie de la MedTech et pharmaceutique irlandaise s’est considérablement développée. L’Irlande est désormais l’endroit de prédilection pour les fabricants mondiaux de médicaments (avec sept des dix meilleures entreprises biopharmaceutiques mondiales), dont Boston Scientific, Pfizer et Johnson & Johnson, toutes implantées dans le pays.

En rapportant au nombre d’habitants, l’Irlande est devenue le plus grand employeur de la MedTech et le deuxième plus gros exportateur de produits MedTech de toute l’Europe. Ainsi, quelques statistiques du secteur méritent d’être soulignées :

La présence de multinationales a dynamisé le paysage local, permettant de plus en plus aux entreprises du pays de se positioner en tant que partenaires de développement (mais aussi sous-traitants) des plus grandes entreprises mondiales de la MedTech. Cela a par conséquent accéléré le savoir-faire local et a permis à la technologie irlandaise de devenir encore plus attractive aux yeux des partenaires étrangers.

 

Environnement propice aux entreprises

Les multinationales seront toujours attirées par une population jeune et ultra- qualifiée ainsi que par un environnement qui leur est favorable. Leur présence est synonyme de ressources et d’opportunités pour les idées, start-ups et entrepreneurs locaux.De même que de très nombreix partenariats entre entreprises et systèmes universitaires viennent alimenter le vivier de talents.

L’écosystème d’innovation irlandais est également renforcé par le rôle d’Enterprise Ireland (l’agence nationale du commerce) qui aide les entreprises locales à se développer, y compris les start-ups. Désormais considérée comme l’un des investisseurs les plus prolifiques du monde dans le domaine de la création d’entreprises, Enterprise Ireland, réalise des placements en actions dans environ 200 nouvelles entreprises chaque année.

Si le passé était seulement prometteur, le présent de l’Irlande confirme significativement la croissance de son statut mondial de « pays de l’innovation ». Grâce à une économie à croissance rapide, à une main-d’œuvre jeune et très qualifiée ainsi qu’à un système soutenant et encourageant le meilleur des talents et de l’imagination, l’avenir de l’Irlande semble en effet radieux.

Ce 22 Novembre 2018 a lieu la remise des prix des Ireland France Business Awards 2018. Deux entreprises recevront la distinction de « meilleure entreprise française en Irlande » et de « meilleure entreprise irlandaise en France » de l’année 2018. Cette année, l’entreprise Ding a été mise en lumière lors de cet évènement dans la catégorie « meilleure entreprise irlandaise en France ».

 

Ding est une société spécialisée dans les télécommunications et plus particulièrement dans la vente de recharges de forfaits mobiles à distance.
Créée en 2006, l’entreprise s’est implantée en France dix ans plus tard par le rachat d’un concurrent bien établi sur le territoire. Cette stratégie fut gagnante pour Ding puisque 2018 s’avère l’année de tous les records. En plus de recevoir le prix de la meilleure entreprise irlandaise en France, Ding a également célébré le franchissement de deux seuils symboliques : 300 millions de recharges téléphoniques vendues à travers le monde et son empreinte en France qui a doublé, faisant de l’Hexagone un de ses marchés principaux.

 

A l’occasion de la cérémonie, les deux entreprises irlandaises rejoignant Ding sur le podium ont également été applaudies. Il s’agit d’Irish Breeze et d’Atlantic Therapeutics.

Irish Breeze a décroché la seconde place grâce à son produit WaterWipes, les lingettes pour bébé les plus pures au monde. L’arrivée en France de ces lingettes constituées à 99,9 % d’eau a eu lieu en 2016 grâce à un partenariat avec le Laboratoire Gilbert en Normandie. Au total plus de 8 000 pharmacies et parapharmacies françaises proposent les lingettes dans leurs rayons. Malgré la compétition quotidienne avec de grands groupes internationaux, la marque WaterWipes d’IrishBreeze connait la croissance la plus importante en France sur le marché des lingettes pour bébé sur les deux derniers trimestres ! Une percée spectaculaire pour une marque sur un marché étranger.

Atlantic Therapeutics complète le podium en prenant la troisième place de la catégorie « meilleure entreprise irlandaise en France » de l’année 2018. La société fabrique et distribue un dispositif médical innovant dédié à la rééducation et au renforcement du plancher pelvien par électrostimulation. Leur produit INNOVO® est à la pointe des dernières technologies en matière de rééducation et de conditionnement musculaire. Egalement introduit en France en 2016, il a rencontré un franc succès sur le marché avec plus de 93 % d’utilisateurs satisfaits. Des milliers de médecins français font confiance au dispositif INNOVO® et le prescrivent à leurs patients. Les ventes d’INNOVO® ont ainsi triplé en France depuis son lancement.

 

Le point commun entre la réussite de ces trois entreprises est l’accompagnement dont elles bénéficient pour conquérir de nouveaux marchés à l’étranger.

En effet, Ding, Irish Breeze et Atlantic Therapeutics, les trois entreprises récompensées par les Ireland France Business Awards 2018, sont accompagnées sur le marché français par Enterprise Ireland. L’agence gouvernementale irlandaise guide chaque année les entreprises les plus prometteuses dans leur développement et leur diversification à l’export. Sur l’ensemble des candidats aux awards, 8 entreprises bénéficient de nos services. Enterprise Ireland est très fier de voir ainsi l’Irish Advantage si bien représenté !

Le mardi 18 Septembre, l’ambassade d’Irlande en France associée à l’organisme gouvernemental Enterprise Ireland a reçu dans son enceinte de nombreux experts du sujet pour une soirée dédiée au secteur de la blockchain. Au cours de cet événement, les experts et représentants d’entreprises des deux pays ont pu aborder les opportunités communes générées par cette nouvelle technologie.

 

Un panel d’experts en blockchain

Pour l’occasion, l’ambassade d’Irlande en France et Entreprise Ireland ont créé un panel 4 experts du secteur modéré par un spécialiste des nouvelles technologies Fintech. Ils ont exploré les nouveaux usages provoqués par la blockchain et ses évolutions attendues. Cela a permis aux personnes présentes de mieux comprendre ce nouveau phénomène et de découvrir les opportunités business entre les deux pays.

La France se positionne comme un des principaux leaders sur le secteur. Avec 218 millions d’euros levés en 2018 à travers 34 opérations, l’attrait des investisseurs pour ce secteur se confirme. Dynamique et puissant, le pays est une destination de choix pour les entreprises irlandaises désireuses d’exporter leurs services et solutions.

« Comment aidez-vous une start-up à devenir internationale dès son démarrage ? Ce qui était impossible hier est devenu possible avec la Blockchain. Des petites pousses d’il y a trois ans sont devenues des géants grâce à cette nouvelle technologie. » témoigne Fabien Aufrechter, Directeur d’Havas Blockchain.

Les sociétés irlandaises sont reconnues dans le monde entier pour leur capacité d’innovation associée à de hauts standards de qualité et de services. Ce sont autant d’avantages concurrentiels qui séduisent les entreprises et grands groupes français pour d’éventuels partenariats.

Enterprise Ireland soutient le développement de plus de 100 entreprises locales les plus prometteuses sur le secteur. L’organisme gouvernemental renforce sa démarche d’accompagnement de jeunes pépites en lançant en Juin dernier, un fonds compétitif de 750 000€ pour aider les start-ups Blockchain sélectionnées à se lancer.

« En Irlande, le gouvernement supporte de façon très forte le développement de la blockchain. En France nous manquons encore de financements. » explique Brian O’Hagan, Directeur marketing de CoinHouse.

 

L’Irlande et la France, partenaires « in business »

L’organisation de cette soirée a permis aux entrepreneurs irlandais de présenter aux entreprises et grands groupes français présents leur expertise et savoir-faire en la matière.

Sinead Lonergan, directrice d’Enterprise Ireland France explique : « La France est un pays très attractif pour les entreprises irlandaises souhaitant se développer à l’international. Nous les accompagnons dans leur stratégie d’export et de développement sur le territoire français. L’Hexagone France regorge d’opportunités qu’il est important pour les sociétés irlandaises de pouvoir saisir à l’heure du Brexit ».

L’ambassadeur d’Irlande en France, Patricia O’Brien, se félicite du succès rencontré par ce rassemblement d’experts blockchain : « Cette soirée nous a montré les maintes possibilités de coopération qui existent entre l’Irlande et la France dans les domaines technologiques, dont la blockchain est un bel exemple. L’Irlande est l’île mondiale’ et nous continuerons à investir dans la technologie afin de faire perdurer l’excellent contexte favorable aux start-ups qui a été décrit ce soir ».

« Aujourd’hui les entreprises sont prêtes à investir de l’argent dans la recherche dans la Blockchain et les cryptomonnaies – pas toujours dans un but de production, mais parfois juste à titre informatif pour former et informer leurs équipes et rester au fait des dernières avancées technologiques. » précise Laura Clifford en charge des partenariats industriels chez ADAPT.

« La cryptomonnaie est à la Blockchain ce que les emails sont à Internet : une des multiples utilisations imaginables. Les possibilités sont infinies ! » Pete Townsend, PDG de NorioVentures.

 

A propos de l’ambassade d’Irlande en France :

L’Ambassade d’Irlande en France se situe à Paris au 12 avenue Foch. Son équipe travaille à renforcer les relations bilatérales franco-irlandaises dans de multiples secteurs, ainsi qu’à répondre aux attentes des citoyens irlandais d’un point de vue consulaire.

A propos d’Enterprise Ireland :

Enterprise Ireland est l’organisation gouvernementale qui accompagne le développement et la croissance des entreprises irlandaises sur les marchés internationaux. Les consultants du bureau de Paris accompagnent les entreprises irlandaises dans leur développement et leur expansion sur le marché Français.

Les résultats de l’Irlande sont supérieurs à la moyenne de l’UE, notamment grâce à l’innovation dans les PME et aux impacts positifs sur l’emploi.

Irlande occupe désormais la neuvième place dans le du palmarès européen de l’innovation 2018, un classement des pays européens les plus novateurs publié par la Commission européenne.

Le tableau de bord européen de l’innovation classe les 28 États membres, ainsi qu’un certain nombre de pays tiers, en fonction de leurs performances en matière d’innovation et de recherche.

Les rapports du classement de cette année indiquent que les performances de l’Irlande en la matière ont progressé de 8,5 % depuis 2010, année de la création du tableau de bord, et devancent la moyenne de l’UE qui n’est que de 5,8 %.

La Commission européenne classe les pays selon quatre catégories : champions de l’innovation, innovateurs notables, innovateurs modérés et innovateurs modestes.

Avec sa neuvième place, l’Irlande intègre le groupe des innovateurs notables.

L’Irlande a gagné des places dans le classement grâce aux faits suivants : l’innovation dans les PME, les impacts sur les ventes et sur l’emploi, notamment avec un accroissement de l’emploi dans les secteurs à forte intensité de connaissances et les entreprises à croissances rapides, et l’impact économique des exportations et des activités novatrices et de haute technologie.

La Suède est le leader incontesté du palmarès 2018.

En début d’année, l’Irlande s’est hissée au treizième rang du Bloomberg Innovation Index 2018, gagnant ainsi trois places dans le classement des pays les plus innovants.

Ce classement confirme la réputation croissante de l’Irlande en matière d’innovation, ce qui constitue un atout de taille pour les entreprises installées dans le pays.

En novembre 2017, l’Irlande a obtenu le meilleur score en matière de compétences et d’innovation dans la Fiche technique 2017 sur l’Union européenne.

Enterprise Ireland, l’agence nationale de développement économique, compte 14 pôles de technologie, 15 passerelles technologies et 12 centres de recherche scientifique. Leurs travaux s’articulent autour des secteurs de pointe, tels que le Big Data, l’industrie pharmaceutique, les dispositifs médicaux, le contenu numérique, les nanotechnologies, les systèmes alimentaires durables, les technologies intelligentes et les énergies marines renouvelables. Dans chacun de ces centres, les scientifiques et les ingénieurs collaborent au quotidien avec les universitaires et les industriels pour apporter les réponses à des questions cruciales qui ont un potentiel commercial.

Le gouvernement irlandais soutient ces activités depuis deux décennies, notamment par le biais d’investissements dans les sciences et les technologies conformément à sa stratégie pour 2020.

A l’occasion du Dublin Aviation Summit qui s’est déroulé du 15 au 16 Mai 2018, Stefan Barensky, rédacteur en chef du magazine Aerospatium s’est rendu à la capitale pour découvrir les spécificités de l’Irlande en aviation et aérospatial.

« Petit membre de l’ESA, l’Irlande est une terre propice au développement des PME spatiales les plus innovantes. »

« Chaque année elle y investit environ 18 M€ (0,5 % du budget de l’ESA), qui lui reviennent sous forme de contrats industriels.»

Le journaliste est également revenu sur les contrats décrochés par les entreprises irlandaises avec l’ESA grâce au « programme H2020 de soutien à la R&D. Si l’on associe à ces ressources un régime fiscal extrêmement favorable, on comprend que l’Irlande est un paradis pour les petites sociétés innovantes visant des marchés de niche, et peut être à l’origine de quelques belles success stories. »

Un succès qui n’est pas sans retombées économiques pour le pays :

« En 2015, le secteur employait 600 personnes et générait 75 M€ de chiffre d’affaires. Ces chiffres devraient avoir doublé en 2020. »

Comme le rappelle le magazine Aerospatium, le secteur aérospatial est très prometteur et les entreprises irlandaises s’y sont positionnées comme des acteurs incontournables.

« Aujourd’hui, le pays compte une soixantaine de PME et startups spatiales souvent issues du monde universitaire. Elles sont spécialisées dans l’optoélectronique, les logiciels, les matériaux, les télécommunications et surtout la « spatialisation » de technologies issues d’autres secteurs, notamment du monde médical. »

 

Ces extraits font partie des extraits du dossier « L’Irlande aérospatiale à neuf mois du Brexit » du magazine Aérospatium numéro 60.

A découvrir ici :

Les pépites spatiales de l’île verte

A l’occasion du Dublin Aviation Summit qui s’est déroulé du 15 au 16 Mai 2018, Stefan Barensky, rédacteur en chef du magazine Aerospatium s’est rendu à la capitale pour découvrir les spécificités de l’Irlande en aviation et aérospatial.

« En quarante ans, l’Irlande s’est construit une position de choix dans une niche aéronautique, résolument tournée vers l’international et qui devrait la mettre relativement à l’abri des soubresauts de son voisin britannique. »

« Alors que sur l’autre rive de la mer d’Irlande un vent de panique commence à balayer l’industrie, dans l’île verte, les réactions sont de trois types. De part et d’autre de la frontière avec l’Ulster où se concentrent des partenariats avec l’industrie britannique, l’inquiétude commence à transparaître. À Dublin et à Shannon, les promoteurs se frottent les mains avec l’arrivée des « réfugiés industriels et réglementaires ». Pour l’essentiel de l’industrie locale, non impactée car travaillant sur un marché bien plus international, c’est « business as usual ». »

Dans son dossier spécial Irlande, Stefan Barensky fait l’éloge de l’innovation et des capacités de l’industrie aéronautique irlandaise dans son domaine de prédilection : l’entretien des flottes d’avions.

« L’industrie aéronautique irlandaise unique en son genre génère aujourd’hui environ 4,1 Md€ par an et fournit du travail à quelque 42 000 personnes dans 250 compagnies. »

Il revient également sur les raisons et l’histoire de ce succès dans l’aviation :

« Cette industrie se différencie de toutes ses homologues dans le monde par le fait qu’elle ne bénéficie de strictement aucun financement militaire.

Étape obligée des premiers vols transatlantiques, avec l’aéroport de Shannon, l’Irlande a su retenir ses clients lorsque les jets ont commencé à avoir un rayon d’action leur permettant des vols directs entre grandes capitales en inventant les zones franches et le duty-free. »

« En 1975, lorsque la compagnie nationale Aer Lingus s’est dotée de deux B747 qu’elle remplissait sans peine en été mais dont elle ne savait que faire en hiver, un de ses cadres, Tony Ryan, a eu l’idée de louer les appareils à Air Siam, dont le flux saisonnier était inverse. Il est ainsi devenu le père de la location de flottes aériennes sans laquelle le marché du transport aérien ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. »

C’est cette ingéniosité et cet esprit d’innovation qui permet aujourd’hui à l’Irlande d’aborder sereinement les enjeux du Brexit. L’industrie de l’aviation et de l’aéronautique y voit même des opportunités non-négligeables :

« Mon téléphone ne cesse de sonner » reconnaît John Drysdale, directeur du développement de Shannon Group, l’organisme qui gère les activités sur l’aéroport de l’ouest irlandais, lorsqu’on lui parle des conséquences du Brexit. « Tout le monde veut ouvrir un bureau chez nous. » »

 

Ces extraits font partie des extraits du dossier « L’Irlande aérospatiale à neuf mois du Brexit » du magazine Aérospatium numéro 60.

A découvrir ici :

Si le Brexit peut être perçu comme inquiétant par les entreprises irlandaises de certains secteurs, il constitue une réelle opportunité pour la FinTech.

D’après Chris Skinner, expert britannique de la FinTech, présent à Dublin en janvier dernier pour prononcer le discours introductif d’une conférence sur le futur d’Enterprise Ireland dans la FinTech, la perte des droits rattachés au passeport européen pour les entreprises de services financiers basées au Royaume-Uni constitue une aubaine pour l’Irlande.

« C’est une énorme perte pour le Royaume-Uni, dont le marché passe de 28 pays à un seul. » En revanche, Chris Skinner évoque une « bénédiction » pour Dublin, qui en a d’ores et déjà profité.

Depuis le Brexit, l’Irlande est l’endroit idéal pour les banques américaines

« Les banques américaines relocalisent activement leurs principaux services européens en Irlande. Ce ne sont pas des rumeurs, mais ce que je vois », affirme-t-il.

« Cela ne signifie pas qu’elles transfèrent toutes leurs activités à Dublin. Londres reste un grand centre financier mondial. Toutefois, pour les banques américaines qui souhaiteraient avoir accès à l’Europe, si la capitale britannique n’a plus accès au continent, le meilleur endroit après le Royaume-Uni est l’Irlande, non seulement Dublin, mais également la côte ouest du pays. »

Entre-temps, de nouvelles opportunités pour la FinTech émergent avec l’évolution du comportement et de la confiance des banques envers ce secteur.

« Je parle de la FinTech comme d’un parent et de son enfant, la banque étant le parent et la FinTech l’enfant. Il y a cinq ans, tout le monde affirmait que la FinTech allait tout bouleverser et tout détruire pour se débarrasser des banques. Aujourd’hui, les banques sont toujours là, tout aussi prépondérantes et importantes. »

Le résultat est un échange plus mûr parmi les entreprises FinTech concernant le partenariat, la co-création et la collaboration avec les banques.

Les banques comme conservateurs des solutions FinTech

Cela ouvrira la voie pour ce que Chris Skinner considère comme l’avenir des banques, devenir des « conservateurs » d’une série de solutions FinTech intelligentes. Proposer un ensemble de services innovants permettra aux banques de se différencier sur le marché, tandis que la reconnaissance d’une banque de confiance contribuera au succès des entreprises FinTech.

C’est déjà le cas. « L’impact de la FinTech est à son paroxysme notamment grâce à la création de marchés jusqu’ici non desservis ou mal desservis par le système financier traditionnel, que cela concerne les crédits et prêts aux PME, les solutions pour les étudiants ou encore les paiements et prêts P2P », déclare Chris Skinner.

La FinTech favorise également l’amélioration du système financier existant. « Grâce à leurs licences gouvernementales, les banques sont des entités de confiance pour y placer votre argent. En tant que client, vous savez qu’en cas de problème, vos 100 000 € vous seront reversés. Vous n’avez pas une telle garantie avec des entreprises non réglementées et les clients en ont bien conscience », explique Chris Skinner.

Il ajoute que ces derniers sont également « effrayés par l’argent » et détestent changer de compte bancaire.

« Les règles de changement de compte bancaire au Royaume-Uni sont en vigueur depuis cinq ans maintenant, afin d’encourager le changement de banque. Pourtant, il y a actuellement moins de changements de compte bancaire qu’avant l’entrée en vigueur de ces règles. La raison est que les gens se demandent : “ pourquoi changer de banque si tout ce que je veux, c’est une solution sûre et qui fonctionne, comme un service public ? ” »

Comment la FinTech peut-elle éloigner les clients de cette idée ? « C’est très compliqué car la plupart des entreprises FinTech n’ont pas de passé, pas de marque et n’ont pas encore la confiance des clients. Les banques comptent quant à elles, ont des siècles d’expérience, des millions de clients et des milliards d’euros. »

Les innovations de la FinTech fournissent une meilleure expérience client

C’est cette concrétisation qui a encouragé les entreprises FinTech à adopter une approche plus réfléchie de la croissance. « Elles ont progressivement évolué vers un constat et ont pensé : “ Très bien, nous n’allons pas remplacer les banques, mais nous allons améliorer leurs services. ” Et dans ces domaines, leur réussite est remarquable. Elles améliorent l’expérience client en facilitant les interactions avec la banque. »

Elles suppriment « l’inefficacité et la stupidité » des processus bancaires, tels que l’intégration des clients, qui, selon Chris Skinner, ont été conçus lors de la révolution industrielle et pour lesquels il vous faut brandir vos factures et votre passeport dans l’espoir d’ouvrir un compte.

Certaines innovations dans la FinTech sont néanmoins toujours dans une phase de démarrage. « La blockchain est passée par un tourbillon médiatique et erre désormais dans la vallée de la désillusion, principalement parce qu’elle a beaucoup fait parler en 2015 et 2016 avant de se confronter à la dure réalité. C’est donc une technologie très expérimentale », précise Chris Skinner.

« Le développement reste difficile car il doit impliquer, pour que cela en vaille la peine, une collaboration entre de nombreuses tierces parties. Le but de la blockchain est de construire une base de données fiable entre des personnes qui ne se font pas confiance mutuellement. »

Si vous créez une base de données interne, vous n’en avez pas besoin car vous faites confiance à votre propre organisation interne. D’après Chris Skinner, la blockchain est nécessaire lorsque, par exemple, vos homologues financiers, qui ne se font pas confiance, effectuent des transactions entre la Russie, la Chine les États-Unis et Dublin.

« Aujourd’hui, le réseau SWIFT est en place. Demain, ce sera le réseau Ripple ou le SWIFT sur une blockchain, mais il faudra des années pour y parvenir, car les tierces parties impliquées sont très nombreuses et la technologie elle-même n’est pas prête. »

Néanmoins, Chris Skinner estime que si elles sont encore dans une phase d’expérimentation, les technologies de registres distribués (distributed ledger) ou de tout autre type transformeront énormément l’infrastructure centrale entre les institutions, notamment entre les gouvernements, les entreprises et les banques. « Les fondations sont posées aujourd’hui mais il faudra encore trois à cinq ans pour sortir de la phase de concept. »