Par Jack Callaghan, vice-président principal d’Enterprise Ireland (technologie numérique)

La transition numérique de l’environnement de travail moderne est un facteur essentiel pour maintenir une culture d’entreprise, rester compétitif et améliorer la relation client.

La crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a bouleversé l’environnement de travail et aura des répercussions de long terme sur différentes problématiques, notamment la manière dont les employés collaborent et interagissent, les outils et ressources à disposition et les méthodes mises en place par les entreprises pour se rapprocher de leurs clients.

Bien entendu, cette pandémie pose de nombreuses difficultés, tous secteurs confondus, mais la transition de masse vers un environnement de travail plus numérique a donné aux entreprises un avant-goût des gains de productivité pouvant être obtenus avec l’adoption d’applications et de pratiques modernes au sein de l’environnement de travail.

Dans cet article, nous reviendrons sur l’avenir de l’environnement de travail, les principaux moteurs de la transition numérique et l’intérêt à devenir une entreprise « intelligente » en investissant dans des solutions numériques modernes conçues pour l’environnement de travail.

Qu’est-ce qu’un environnement de travail numérique moderne ?

Au cœur de ce type d’environnement de travail, on trouve des processus et plateformes numériques qui modifient la façon dont les équipes interagissent, qui génèrent et recueillent des données clés, qui automatisent les opérations et qui vendent efficacement.

Chaque entreprise qui opte pour un environnement de travail numérique peut piocher dans un panel de solutions conçues pour accompagner au mieux les collaborateurs dans leur travail, renforcer la culture de l’entreprise et renforcer le lien avec les clients.

Voici les quatre piliers à prendre en considération par les organisations qui cherchent à implémenter une nouvelle stratégie numérique en interne :

  1. Collaboration : ce terme recouvre les outils, les applications logicielles et les systèmes conçus pour promouvoir la collaboration au travail, la productivité relative à l’organisation du travail et le partage des informations sur les projets et tâches entre les équipes.
  2. Automatisation : les processus qui réduisent le temps passé à traiter les tâches ordinaires et répétitives pour permettre aux employés de travailler sur des projets faisant davantage appel à leur créativité. L’automatisation inclut les solutions d’intelligence artificielle, l’automatisation des processus par la robotique, les bots et les assistants virtuels.
  3. Aide à la vente : il s’agit des solutions qui aident les équipes vente et marketing à engager les clients, à vendre plus efficacement et à rester en lien.
  4. Sécurité : cet aspect est essentiel dans le domaine des applications numériques modernes conçues pour l’environnement de travail, il est donc vital de mettre en place les contrôles adéquats pour protéger l’entreprise.

Le marché des applications numériques conçues pour l’environnement de travail connaît également un bouleversement. Ainsi, le cloud continue de redéfinir les canaux de communication entre les solutions numériques actuelles conçues pour l’environnement de travail et les utilisateurs finaux en facilitant l’accès aux solutions (on peut penser notamment aux services multicloud et aux commerces sur le cloud) et en facilitant l’intégration fonctionnelle entre applications.

Cela signifie que le déploiement de solutions logicielles professionnelles est devenu plus simple pour les entreprises, qui gagnent ainsi en agilité et en souplesse vis-à-vis des technologies qu’elles utilisent tout en économisant du temps et de l’argent, un paramètre nécessaire à l’intégration et au développement de nouvelles technologies à mesure qu’elles font leur apparition.

Les principaux moteurs de la numérisation de l’environnement de travail

Si la Covid-19 a eu un impact significatif dans tous les secteurs à l’échelle mondiale, il faut également souligner que même sans cet événement, nous nous dirigions de toute façon vers cinq années cruciales de transformation majeure de l’environnement de travail.

Le degré de priorité accordé par les entreprises à la transformation numérique après la crise que nous traversons déterminera leur capacité à rester compétitives dans un futur relativement proche. Notre évolution sociale joue en ce sens un rôle majeur et ce, depuis longtemps. Ainsi, bien que la transformation numérique se soit accélérée du fait de la pandémie, cette dernière n’en a en fait pas été le facteur principal.

À l’heure actuelle, celles et ceux qu’on appelle les « millennials » représentent moins de 50 % des travailleurs, mais d’ici 2025, 75 % des effectifs des entreprises figureront dans cette tranche d’âge. Dans leur majorité, les millennials attachent de l’importance au fait de pouvoir choisir de travailler où ils le souhaitent et, plutôt que de travailler dur, privilégient le travail intelligent.

À mesure que les millennials graviront les échelons de l’entreprise, on verra s’opérer un tournant en faveur des outils et processus numériques qui facilitent le télétravail, améliorent la communication et favorisent l’accès à l’information tout comme la gestion numérique des tâches pour les équipes.

La prochaine vague de technologies de rupture constituera elle aussi un facteur de poids. L’intelligence artificielle et l’apprentissage machine amélioreront non seulement l’efficacité opérationnelle, mais permettront également de réduire les tâches ordinaires qui sont aujourd’hui du ressort des employés. Ceux-ci pourront alors se consacrer à des projets plus créatifs et significatifs et accélérer le cycle d’innovation.

Nous voyons déjà des exemples précurseurs d’intelligence artificielle en entreprise, comme les chatbots, les assistants virtuels, l’analytique intelligente et l’automatisation des processus par la robotique. Ceci étant, le recours à des solutions d’IA jouera un rôle beaucoup plus important dans les cinq années à venir pour tous les environnements de travail souhaitant rester compétitifs.

Enfin, les entreprises devront opter pour des solutions qui connectent efficacement les équipes des ventes et de marketing pour répondre aux besoins d’une clientèle toujours plus exigeante.

Les applications numériques conçues pour l’environnement de travail ont permis de connecter de multiples manières les organisations à leurs clients et continuent de transformer notre façon d’appréhender la vente, le marketing et l’expérience client. Parmi les exemples courants, on peut citer les technologies d’automatisation des forces de vente (SFA, Sales Force Automation) et les solutions de gestion de la relation client (CRM, Customer Relationship Management), qui améliorent l’efficacité des processus de vente en permettant aux entreprises de recueillir de grandes quantités de données utiles qui continueront à avoir un impact sur les stratégies de vente futures.

L’Irlande, pôle de solutions numériques pour les environnements de travail modernes

Les entreprises irlandaises sont aux avant-postes de l’innovation dans les environnements de travail numériques et se trouvent en bonne position pour se vendre à l’international dans un contexte où les entreprises recherchent de nouvelles solutions pour accompagner numériquement les collaborateurs, maintenir la culture d’entreprise, automatiser les processus et se rapprocher des clients.

Nous vous présentons ci-dessous quelques acteurs irlandais de l’innovation en phase avec les technologies collaboratives, les solutions professionnelles d’IA, l’aide à la vente et l’expérience client.

Solutions de collaboration et de gestion des tâches

Tandem HR fournit des solutions RH personnalisées aux entreprises de toute taille depuis 1998. Grâce à son outil de gestion de la performance et de coaching en continu, Tandem HR aide ses clients à augmenter la productivité et l’engagement des collaborateurs afin de soutenir la croissance de l’organisation. Les solutions de Tandem HR sont entièrement personnalisables et peuvent s’adapter à tous les types de structures.

WorkHuman, auparavant connue sous le nom de Globoforce, est une plateforme de reconnaissance sociale et de gestion des performances basée sur le cloud. En fournissant des solutions logicielles permettant à chaque salarié de reconnaître le travail de ses collaborateurs, elle aide les entreprises à motiver et à récompenser leurs employés pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions et, ainsi, augmenter leurs performances.

Poppulo est un leader mondial des technologies de communication entre collaborateurs. La société propose des logiciels de pointe et des services de conseil professionnel pour permettre aux organisations de planifier, de cibler, de publier et de mesurer l’impact de leurs communications sur différents canaux numériques, de manière centralisée.

Solutions d’IA conçues pour l’environnement de travail

Boxever est une plateforme de personnalisation qui utilise les données et l’IA pour aider les plus grandes marques internationales à optimiser chaque interaction client et à offrir une expérience client réellement différente. Les fonctionnalités de la plateforme Boxever comprennent la personnalisation omnicanale, la segmentation client, l’automatisation du parcours client, l’optimisation et le test, ainsi que l’analytique.

Webio s’est donné comme mission d’automatiser le dialogue entre clients et entreprises du monde entier. Webio a conçu une interface qui permet aux entreprises de mener automatiquement toutes ses interactions avec les clients sur tout type de plateforme de messagerie. Adaptée à tous les canaux, cette formidable solution permet d’intégrer des API de services et d’informations pour aboutir à l’interface conversationnelle.

Aide à la vente

Channel Mechanics transforme l’offre de canaux via sa plateforme PRM d’utilisation de canaux basée sur le cloud, permettant ainsi aux vendeurs de déployer rapidement leurs programmes avec un ciblage de précision et de bénéficier d’une visibilité en temps réel sur leur retour sur investissement. En fin de compte, ceci leur donne un avantage concurrentiel, car ils sont à même de transformer rapidement leurs idées de vente en offres ciblées en fonction des partenaires, au moment où ceux-ci en ont besoin, tout en supprimant l’effet d’envoi en masse d’offres peu adaptées.

Solgari est la solution d’entreprise pour les organisations aux exigences multicanaux élevées qui cherchent à gagner en efficacité, à répondre à toutes les exigences de conformité et à satisfaire leurs clients. Sa solution à l’impact mondial est utilisée dans plus de 40 pays à ce jour dans les secteurs de la finance, de la technologie financière, de la vente, de l’e-commerce et d’autres encore, sur la base d’un modèle SaaS facturé par utilisateur et par mois.

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La technologie numérique irlandaise s’engage dans la lutte contre le COVID-19

Aux quatre coins de l’Irlande, des entreprises de technologie numérique s’engagent dans la lutte contre le coronavirus. L’innovation progresse rapidement en réponse à la pandémie mondiale.  Alors qu’un certain nombre de solutions essentielles se mêlent déjà à la lutte, de nombreuses autres devraient être déployées rapidement.

La technologie au service du suivi

Comme l’a indiqué l’Organisation mondiale de la santé, le suivi et le traçage constituent des armes efficaces dans la lutte contre le COVID-19.

En Irlande, NearForm, une entreprise de développement de logiciels établie à Waterford, coopère actuellement avec le Health Service Executive, le système national de santé irlandais, en vue de développer une application mobile de traçage consacrée à la maladie.

Cette application, qui pourrait sauver des vies, permettra d’informer rapidement ceux qui ont été en contact avec une personne ultérieurement testée positive au virus.

Le HSE n’est pas le seul client majeur avec lequel l’entreprise a travaillé. Elle a également collaboré avec des organisations de renommée mondiale telles que le New York Times, le géant américain de la vente au détail Walmart et la plateforme de services de transport Uber.

NearForm a récemment été invitée à participer à Call For Code, une initiative mondiale de développeurs organisée par IBM à Genève et axée sur la recherche de solutions pour se préparer aux catastrophes naturelles, y répondre et, surtout, favoriser la reprise.

La nouvelle application de suivi des symptômes et de traçage numérique des contacts en temps réel permettra de freiner la propagation du virus et contribuera à empêcher le développement de foyers de contagion. Elle constituera ainsi un élément essentiel de la réponse nationale de l’Irlande au COVID-19.

Rester à bonne distance

La distanciation sociale est un moyen fondamental de se protéger contre une infection.

Une nouvelle solution développée par Taoglas, spécialiste irlandais de l’Internet des objets (IdO), aide les organisations des secteurs public et privé à gérer les flux de personnes et la distanciation sociale dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

Baptisée CROWD Insights, elle répond au besoin urgent en matière de santé publique que connaissent les pays du monde entier quant à la gestion de la taille des groupes et, lorsque des personnes se rassemblent, leur maintien à une distance d’au moins 2 mètres les uns des autres.

La plateforme analytique cloud de Taoglas peut mesurer, surveiller, prédire, signaler et notifier les rassemblements publics et les violations des mesures de distanciation sociale. Elle fonctionne à la fois dans des espaces intérieurs et extérieurs.

L’entreprise coopère actuellement avec l’un des principaux hôpitaux irlandais et, à terme, proposera la solution aux municipalités, gouvernements et entreprises ainsi qu’aux systèmes de santé.

Rapide et facile à déployer, cette solution se sert des systèmes Wi-Fi existants et collecte des données anonymes via les smartphones. Elle peut être opérationnelle – à distance – en un jour seulement.

« Nous pensons que cela sera vital dans les jours et les mois à venir pour permettre aux gens de se déplacer en toute sécurité et sans crainte et pour relancer l’économie », affirme Ronan Quinlan, codirecteur général et fondateur de Taoglas.

« Avec un outil rentable permettant de mesurer, de surveiller et de gérer les mouvements de personnes, nous cherchons à aider à accélérer le retour des gens – et des entreprises – à une vie normale. »

Sortir de l’isolement malgré le confinement

En ces temps, garder le contact peut être une question de vie ou de mort.

Pour cela, Ding, fournisseur international de recharges mobiles, vient justement en aide aux gens dans le monde entier malgré les défis liés au COVID-19.

Depuis la création de l’entreprise internationale de recharges mobiles en 2006, ses utilisateurs ont envoyé plus de 300 millions de recharges dans le monde entier. En réalité, Ding fournit une recharge toutes les secondes via 600 opérateurs de téléphonie mobile dans 140 pays.

Alors que les téléphones prépayés représentent les trois quarts des cinq milliards de téléphones mobiles dans le monde, pas moins d’un quart d’entre eux, selon les estimations, sont hors ligne et peuvent nécessiter une recharge à tout moment. À l’heure actuelle, il est plus important que jamais d’avoir un téléphone mobile rechargé.

Ding, dont le siège se trouve à Dublin, a lancé en mars une initiative de gratuité d’une semaine pour aider les gens à rester en contact pendant une phase particulièrement critique de la progression de la maladie.

Aujourd’hui, Ding se concentre sur son programme caritatif Access For Good, en partenariat avec Médecins Sans Frontières : chaque fois qu’une personne utilise la plateforme, Ding effectue un don pour soutenir les médecins qui luttent contre le COVID-19.

Bien se faire mousser

L’hygiène des mains est un enjeu majeur de santé publique.

L’entreprise irlandaise SureWash, spécialisée dans les technologies sanitaires, s’efforce de veiller à ce que les gens du monde entier gardent leurs mains parfaitement propres. Nous savons que le lavage des mains est l’une des armes les plus efficaces que nous ayons à notre portée. Ce geste contribue à assurer notre propre sécurité et celle des autres.

La recherche montre qu’une bonne hygiène des mains peut être efficace à plus de 90 % dans la prévention de la propagation de germes nocifs. Mais cela ne fonctionne que si le lavage des mains est effectué correctement.

SureWash est une application en réalité augmentée conçue pour le lavage des mains. Elle a été développée dans l’optique de former les professionnels de santé, les patients et les visiteurs partout dans le monde.

Mise au point par des professionnels de santé en collaboration avec des techniciens, l’application assure une hygiène des mains conforme au protocole de l’Organisation mondiale de la santé.

Son emploi est rendu d’autant plus efficace par le fait qu’elle fournit ses informations vitales d’une manière amusante, en utilisant la ludification pour améliorer l’engagement des utilisateurs. Elle leur fournit également un retour en temps réel pour les aider à améliorer leur technique de lavage des mains.

Pour le personnel chargé de la lutte contre les infections, le système logiciel qui porte cette application indique également les données nécessaires pour suivre les progrès réalisés en matière d’hygiène des mains et garantir des résultats positifs.

En réponse à la pandémie, SureWash a opéré un bouleversement complet en rendant l’application accessible au grand public afin que chacun puisse contribuer à endiguer la transmission du COVID-19.

Permettre aux organismes de presse de garder la main

Enfin, NewsWhip, la plateforme irlandaise d’analyse de l’actualité, est rapidement devenue la ressource de référence pour les organisations médiatiques du monde entier dans leur approche du COVID-19.

Une pandémie est par nature mondiale, ce qui représente des défis qui lui sont propres en matière de gestion de l’information. Cependant, le COVID-19 est aussi le sujet d’actualité le plus évolutif que notre génération de médias ait jamais connu. Il est difficile de ne pas se laisser déborder et c’est pourquoi NewsWhip apporte son aide.

Les entreprises se tournent également vers cette plateforme afin de mieux comprendre l’impact du virus sur leurs marques. Elles s’en remettent à elle pour identifier les réponses – positives ou négatives – que suscitent leurs communications liées au COVID-19.

C’est la raison pour laquelle l’utilisation de son produit d’analyse en temps réel a augmenté de plus de 25 %.

Alors que dans le monde entier, les autorités luttent pour couper court à la désinformation qui se répand en ligne, il est important de savoir que NewsWhip est également utilisée par des groupes de lutte contre la désinformation pour surveiller les fake news et défaire les mythes entourant le COVID-19 au fur et à mesure de leur apparition.

Une nouvelle initiative ambitieuse a été lancée pour exploiter l’entrepreneuriat latent, explique Sheelagh Daly, responsable de l’entrepreneuriat chez Enterprise Ireland.

L’Irlande va tirer parti d’une ressource largement sous-utilisée, identifiée par son gouvernement comme pouvant entraîner une croissance économique significative : les femmes.

Le Plan d’action d’Enterprise Ireland pour les femmes dans les entreprises en 2020 fait partie d’une initiative stratégique majeure qui permettra d’accroître le nombre de femmes créatrices d’entreprises, chefs de file et investisseurs providentiels dans le pays. L’objectif est à la fois de créer de meilleures entreprises et d’assurer une croissance économique plus rapide.

En Irlande, des plans ambitieux pour soutenir les femmes dans les entreprises

D’ici 2025, Enterprise Ireland, l’agence nationale pour le commerce et l’innovation, prévoit de doubler le nombre d’entreprises dirigées par des femmes qui se développent au niveau international, et d’augmenter de 100 % le taux de participation des femmes à ses programmes de développement du management.

Cette initiative sans précédent permettra d’augmenter de 50 % le nombre de femmes participant aux programmes de start-up ainsi que les soutiens apportés aux femmes en entreprises par le biais de ses bureaux locaux dans tout le pays. Enterprise Ireland va augmenter de 30 % sa proportion de start-ups à fort potentiel fondées par des femmes.

Actuellement, en Irlande, la proportion de femmes directrices générales est nettement inférieure à celle des hommes. Le déséquilibre est particulièrement prononcé dans les grandes entreprises. En outre, même lorsque les femmes occupent des postes de direction, elles sont moins susceptibles d’occuper des postes stratégiques.

Leur sous-représentation est la plus prononcée dans l’industrie manufacturière, les technologies, l’ingénierie et la construction.

Sous-représentation des femmes : les chiffres sont clairs

« Les femmes représentent plus de 50 % de notre population. Pour autant, elles sont sous-représentées dans tout le spectre de l’activité économique », déclare Sheelagh Daly, responsable de l’entrepreneuriat chez Enterprise Ireland.

« L’Irlande présente un écart de 12 % entre les hommes et les femmes en matière de taux d’activité. Les femmes représentent seulement 30 % des cadres supérieurs et moins de 20 % des directeurs généraux en Irlande. Un chiffre qui tombe à seulement 9 % dans les grandes entreprises. »

L’Irlande enregistre le plus grand écart entre les hommes et les femmes en matière d’emploi indépendant dans l’UE. Moins de 10 % des fonds de capital-risque vont à des entreprises dont les fondateurs sont des femmes, et seulement 3 % des investisseurs providentiels sont des femmes.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un déséquilibre massif et interconnecté, mais qui a un coût d’opportunité énorme pour l’État. Des études internationales ont établi des liens clairs entre la mixité hommes-femmes aux postes à responsabilité et une meilleure prise de décision, une meilleure productivité et une rentabilité accrue de l’entreprise.

« En ce moment en Irlande, trois fois plus d’hommes que de femmes créent et développent une entreprise. L’écart entre les hommes et les femmes est le résultat de multiples facteurs, dont certains sont complexes, culturels et sociaux. Une chose est sûre : que si nous parvenons à faire participer davantage de femmes à l’entrepreneuriat, cela aura des avantages pour l’ensemble de l’économie », ajoute-t-elle.

Plan d’action pour les femmes dans les entreprises

L’agence s’efforcera d’accroître la participation des femmes à l’entrepreneuriat et à la direction d’entreprise de plusieurs manières.

Il s’agit notamment d’augmenter le nombre d’entreprises créées et dirigées par des femmes qui se développent à l’échelle internationale, d’augmenter le nombre de femmes qui deviennent des entrepreneurs et d’augmenter le nombre de jeunes entreprises à fort potentiel dirigées par des femmes.

« De plus, et c’est là un tout nouveau départ pour nous en tant qu’organisme, nous devons augmenter le nombre de femmes dans les postes de haute direction. En effet, dans toute entreprise, les personnes occupant des postes supérieurs sont beaucoup plus susceptibles de saisir une opportunité d’entreprendre et d’avoir la confiance, les compétences, les capacités et un réseau de contacts, ainsi qu’un meilleur accès au financement, pour en tirer profit. En outre, nous savons que les entreprises dont les équipes de direction sont mixtes sont plus performantes. »

Le Plan d’action pour les femmes dans les entreprises d’Enterprise Irlande comporte des étapes claires et de grande envergure. Il s’agit notamment de promouvoir davantage de femmes dans ses campagnes de marketing et de veiller à ce que tous ses programmes et soutiens soient conçus pour renforcer la participation des femmes. En externe, l’organisation travaillera avec les principales parties prenantes pour influencer la politique nationale, identifier et traiter les obstacles à la participation des femmes dans l’entreprise et favoriser la mixité hommes-femmes au niveau des conseils d’administration et des cadres supérieurs.

Une nouvelle subvention facilitera le recrutement de cadres supérieurs à temps partiel.

« Ce programme ne s’adresse pas uniquement aux femmes, mais notre expérience nous porte à croire que les femmes sont plus susceptibles de l’adopter « Il s’agit d’encourager nos entreprises à offrir des pratiques de travail plus flexibles, ce qui est un moyen essentiel d’attirer et de retenir les femmes », explique Sheelagh Daly.

L’agence évaluera tous ses programmes sur la base de l’inclusion des femmes et adoptera la même approche pour la politique gouvernementale, de la politique de l’éducation aux choix d’emploi en passant par les initiatives de participation au marché du travail.

Il est essentiel de corriger les déséquilibres dans le paysage financier. « Là encore, cela est dû à une combinaison de facteurs, mais le fait est qu’il y a plus d’hommes dans le capital-risque, ce qui signifie que plus d’hommes prennent les décisions de financement. L’« homophilie » signifie que les gens ont tendance à mieux s’entendre avec des personnes qui leur ressemblent. Cela peut avoir un impact sur la capacité des femmes à trouver des financements », déclare Sheelagh Daly.

Concernant la demande de financement, des études indiquent que les femmes qui recherchent un financement pour leur entreprise ont tendance à chercher moins d’argent, « ce qui peut limiter leurs possibilités de saisir les opportunités qui se présentent. »

Ces obstacles sont bien compris dans le secteur du capital-risque, qui a introduit une formation sur les préjugés inconscients et un meilleur équilibre entre les hommes et les femmes dans les panels de présentation pour aider à contrecarrer cette tendance. « Ce que nous essayons de faire, c’est d’accélérer le rythme des changements positifs », indique Sheelagh Daly.

Elle évoque l’expérience d’Enterprise Ireland avec l’un de ses programmes de démarrage les plus connus, le Competitive Start Fund, comme exemple de ce qui peut être réalisé.

« Le simple fait de changer son nom en introduisant un appel spécial pour un Competitive Start Fund (Fonds de démarrage compétitif) pour les femmesa permis de multiplier par cinq les demandes des femmes ».

C’est exactement le genre de potentiel entrepreneurial latent que le Plan d’action pour les femmes dans les entreprises 2020vise à débloquer.

« Le fait est que tout l’écosystème entrepreneurial, le système financier, le paysage des affaires a été, depuis des générations, dirigé par des hommes. Ce n’est que récemment que les femmes ont commencé à y participer. Il s’agit de s’assurer que nous disons aux femmes « C’est pour vous », c’est une question d’inclusion », affirme Sheelagh Daly.

« Il s’agit aussi de constituer un vivier de femmes créatrices d’entreprises et de réaliser un changement culturel important. Ce changement a bien sûr déjà commencé. Ce que nous faisons, c’est simplement accélérer le rythme du changement, au profit de tous. »

Nouveau système de gestion agro-technologique des lisiers et large éventail d’équipements permettant d’augmenter l’efficacité agricole.

En tant qu’experts de l’équipement de gestion agricole destiné à l’alimentation, la gestion des lisiers et l’entretien des pâturages, Abbey Machinery aide ses clients à améliorer leur efficacité avec un large éventail de nouvelles applications qui constituent le système de gestion « total cow ». Cela comprend notamment le contrôle du débit sur les tonnes à lisier pour un épandage précis du lisier, des distributeurs d’aliments de précision qui permettent de suivre l’utilisation des intrants ainsi que la gestion des coûts, des déchets et des pâturages. La société irlandaise de technologie agricole sise à Tipperary, a plus de soixante ans d’expérience dans la fabrication de matériel agricole et exporte 60 pour cent de ses produits, notamment vers le Royaume-Uni qui est son marché extérieur le plus important.

« L’Irlande est une île et notre expansion est donc limitée ; c’est pourquoi notre stratégie a toujours été d’accroître nos exportations vers d’autres pays » déclare Michael O’Grady, directeur des ventes, du marketing et du développement commercial chez Abbey Machinery.

« Abbey Machinery a une longue histoire commerciale avec le Royaume-Uni. Nous avons des paysages, des systèmes agricoles et des approches de gestion similaires et, bien entendu, nous sommes voisins et partageons une même langue. Nos premières ventes à l’étranger se sont faites au Royaume-Uni il y a de cela plus de trente ans, et c’est toujours notre territoire étranger le plus important. »

Abbey Machinery est l’un des fabricants de matériel agricole le plus ancien et le plus respecté en Irlande. L’entreprise a été créée en 1947 et est aujourd’hui dirigée par la troisième génération (Clodagh Cavanagh) de la famille fondatrice Cavanagh. L’entreprise fabrique 88 lignes de produits (réparties sur sept groupes de produits) de tailles diverses adaptés à différents marchés et fait preuve de souplesse pour répondre aux besoins spécifiques de ces marchés. En plus d’exporter au Royaume-Uni, l’entreprise vend à l’international, notamment en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique.

« Vendre dans différents pays a notamment pour avantage que nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances et les appliquer aux versions de produits suivantes » déclare Michael O’Grady. « Au Royaume-Uni, il y a récemment eu une demande spécifique pour des machines de grande taille destinées à des agriculteurs et entrepreneurs plus spécialisés et, aujourd’hui, il y a davantage de demandes en ce qui concerne la détection en temps réel du matériel d’épandage de lisier afin de connaître et d’appliquer les quantités exactes de lisier en se basant sur les exigences relatives aux champs et aux cultures. »

« À cela s’ajoutent une tendance croissante à déverser le lisier sur le sol, ou juste au-dessous et un recul de l’épandage par projection, ce qui nous a conduit à créer une machine qui dépose le lisier sur le sol ou juste au-dessous. Cela permet de retenir les nitrates et l’ammoniac, ce qui est non seulement mieux pour des raisons olfactives et environnementales mais aussi parce que cela rend le lisier bien plus efficace d’un point de vue économique. »

L’entreprise a également intégré des technologies dans son équipement servant à l’alimentation, comme le traqueur TMR, qui permet le chargement et le mélange précis d’aliments, l’évaluation des niveaux de déchets, les intrants de matières sèches, les marges sur les coûts des aliments, les coûts des aliments par litre, et la gestion du stock d’aliments.

L’entreprise s’est récemment vue décerner deux prix : Clodagh Cavanagh, directrice générale d’Abbey Machinery a remporté le prix des anciens élèves de l’université de Limerick pour sa contribution au monde des affaires et a été nommée PDG de l’année lors de la cérémonie de remise du titre Femme d’affaires de l’année organisée par le magazine Image.

Bien qu’Abbey Machinery soit un fabricant et un détaillant irlandais d’équipements agricoles à la réputation bien établie, l’entreprise se réjouit du soutien d’Enterprise Ireland, l’agence irlandaise gouvernementale du commerce et de l’innovation, dans sa recherche de nouveaux marchés internationaux et l’exploitation de ses marchés existants.

« Ils font un travail excellent et ils nous aident à rechercher de nouveaux territoires et à explorer les besoins et opportunités du marché. Ils nous guident et nous indiquent nos priorités et ils se montrent toujours très enthousiastes dans leur soutien », explique Michael O’Grady.

Shauna Higgins, conseillère sur les marchés pour le secteur Agritech chez Enterprise Ireland explique : « les entreprises irlandaises ont une excellente réputation au niveau international, car elles font appel à la technologie et à l’innovation pour produire des équipements et des produits de grande qualité. L’Irlande produit des ressources alimentaires suffisantes pour nourrir 35 millions d’individus, alors que notre population ne compte que 5 millions de personnes. Une entreprise comme Abbey Machinery illustre à la perfection le fait qu’une attitude visionnaire peut créer d’excellents produits qui améliorent l’efficacité de l’agriculture, ce qui est bénéfique non seulement pour les agriculteurs, mais au final également pour les consommateurs et pour notre environnement ».

Pour Sinead Lonergan, directrice France de l’agence gouvernementale Enterprise Ireland, les partenariats signés ce 15 mars à l’Ambassade d’Irlande à Paris en présence de Simon Coveney vice-premier ministre irlandais et ministre irlandais des Affaires étrangères , reflètent le dynamisme des opportunités économiques entre les deux pays : « Partout dans le monde, les entreprises irlandaises connaissent de très beaux succès commerciaux en apportant « l’atout irlandais » à leurs partenaires commerciaux. Les signatures annoncées aujourd’hui reflètent les solutions innovantes que les entreprises irlandaises proposent, dans divers secteurs, y compris les TIC et les technologies propres. L’Irlande entretient de solides relations commerciales avec la France et, dans le contexte du Brexit, cette relation devient encore plus importante. Fort de sa présence sur le marché français, Enterprise Ireland s’attache à établir cette relation commerciale mutuellement bénéfique.

Présent dans plus de 220 pays, Orange International Carriers est l’un des leaders mondiaux dans les services de sécurité, de données et de téléphonie mobile. Pour développer son offre de données mobiles itinérantes par le Wi-Fi, le groupe a fait appel à l’expertise de l’entreprise irlandaise Accuris Networks. Le challenge à relever pour ces deux entreprises, était de répondre à une demande de plus en plus importante d’accès aux données mobiles par la combinaison de nouvelles technologies. Si Orange International Carriers a choisi de faire appel à l’entreprise irlandaise Accuris Networks pour un contrat de près de 800 000 euros c’est grâce à sa réputation internationale en tant que prestataire de services de haute qualité dans les technologies inter-standard en Wi-Fi et IoT (Internet des objets).

L’entreprise BHSL est connue pour avoir mis au point un système unique – la combustion à lit fluidisé – permettant de convertir les déchets organiques en énergie pour le chauffage, le refroidissement et la production d’électricité. Avec Liger Bioconcept, les deux entreprises s’engagent dans le projet « du déchet à l’énergie ». BHSL assurera l’ingénierie, l’approvisionnement, la supervision de la construction et la mise en service d’une centrale thermique installée à Bréhan, en Bretagne d’ici fin 2019. Cette usine est la première du genre à cette échelle et pour ce type de carburant.

La société Druid Software, spécialiste des communications mobiles, a développé une offre unique pour procurer aux principaux fournisseurs de soins de santé et de transport maritime la couverture de réseau mobile et une connectivité sécurisée pour les communications critiques, que les réseaux de télécommunication publics ne sont pas en capacité de donner de manière adéquate. Druid signe aujourd’hui un partenariat avec deux sociétés novatrices, Airspan et Telpass pour fournir des services de pointe en matière de PTT (appuyer pour parler), de travailleurs autonomes ainsi que pour de la maintenance intelligente. Ces services sont déployés via la dernière technologie de réseau privé 4G offshore sur les plates-formes Oil & Gas, et à terre pour les sites industriels des fournisseurs d’énergie français concernant les derniers appareils IoT.

 

Tekelek, un développeur et fabricant de produits et de solutions de télémétrie IoT (Internet des Objets) a annoncé aujourd’hui le lancement d’un déploiement à grande échelle de capteurs à ultrasons connectés LoRa avec la groupe de Picoty, en France. Dans le cadre de ce contrat, l’entreprise irlandaise fournira à Picoty le capteur de cuve LoRa, récemment développé, qui est un capteur de niveau de liquide à piles, flexible et configurable, avec radio LoRa intégrée. Il s’agit du premier dispositif intelligent de surveillance des cuves à être déployé sur le marché européen de la distribution de mazout. Il permettra à Picoty de surveiller les cuves de ses 27 filiales dans l’ouest de la France. Le groupe Picoty, l’une des plus grandes entreprises françaises de distribution de carburant, fournit carburant, gaz, lubrifiants et additifs à des dizaines de milliers de cuves en France. Le projet utilisera le réseau LoRa et la plate-forme de données d’Objenious, appartenant au groupe Bouygues Telecom.

« Nous avons choisi Tekelek en raison de son expérience dans le développement de capteurs des cuves qui sont précis, fiable et robustes », a déclaré Mathias Schildt – directeur du développement de la croissance. Isabelle Bodecot, chef de produit est convaincue des avantages du produit de Tekelek « En collaboration avec Objenious, qui exploite le plus grand réseau LoRa en France à ce jour, ils ont mis au point une solution convaincante qui nous permet de surveiller les cuves souterrains et a découvert dans toute la France, avec une qualité et une autonomie de batterie excellentes. Cette solution nous permet d’organiser des livraisons plus efficaces, de réduire notre empreinte carbone et d’optimiser notre logistique. Nous pouvons proposer cette solution à un plus grand nombre de clients qu’auparavant en raison des avantages de LoRa en termes de coût et de performances de batterie,
ce qui signifie que nos clients sont assurés d’un service de livraison de carburant fiable,
efficace et rapide. »

Oliver McCarthy, directeur général de Tekelek, a déclaré : « C’est une période passionnante chez Tekelek. Nous sommes ravis de collaborer avec Picoty, et ce déploiement en France souligne les possibilités offertes par la technologie de surveillance de cuves intelligentes. Auparavant, le coût des investissements a empêché le déploiement pour des cuves des maisons et des entreprises. Mais les capteurs de niveau LoRa de Tekelek reposent sur un réseau LoRa à très faible consommation et à longue portée. Les avantages d’une infrastructure de réseau peu coûteuse, d’une batterie longue durée et de faibles coûts de maintenance font désormais de la surveillance à grande échelle un investissement abordable et rentable pour des groupes tels que Picoty ».

Le moniteur TEK766 LoRa présente les caractéristiques et avantages suivants :

• Analyse de données en temps réel

• Configurable à distance

• Vie de la batterie de 14 ans

• Solution de mesure de niveau d’une large gamme de liquides, à savoir mazout, eau, produits chimiques, lubrifiants, engrais liquide, etc.

• Gestion d’inventaire ponctuelle et continue

 « Aujourd’hui, grâce à cette solution intelligente, facile à installer et flexible, les parties prenantes de l’industrie du mazout bénéficient de nombreux avantages, à moindre coût. » rajoute Oliver McCarthy, directeur général de Tekelek.

Pour plus d’informations sur les produits LoRa de Tekelek, visitez le site Web www.tekelek.ie

Introduction

Les meilleures pratiques applicables à la construction de centres de données ont pour but d’optimiser les processus et interactions concernées. Une étude menée auprès de multiples clients s’est intéressée aux besoins logistiques et opérationnels requis pour atteindre l’objectif fixé. Elle a révélé que plusieurs points communs caractérisent les projets considérés comme réussis :

  • Expertise : chaque partie est impliquée en raison de son expérience et de ses capacités uniques.
  • Flexibilité : le processus de construction peut s’adapter à des changements imprévus demandés par le client, imposés par l’évolution du projet lui-même (par exemple, en raison des résultats liés à l’amélioration continue de la qualité), ou causés par des facteurs externes (intempéries, problèmes budgétaires ou de conformité, etc.).
  • Contrôle et intégration : le processus est optimisé afin d’atteindre l’objectif de manière efficace, dans le temps imparti et en respectant le budget.
  • Validation et amélioration de la qualité : les ressources utilisées sont mises à profit pour optimiser les résultats.

 

Expertise

Chaque organisation présente un niveau d’expertise différent en matière de conception, de gestion et d’exécution. L’entreprise à l’origine du projet se doit par conséquent de déterminer quels sont ses domaines de prédilection, et faire appel à des tiers pour les activités qu’elle ne peut pas mener à bien. Les phases de conception et de construction peuvent par exemple être prises en charge par un développeur ou une société d’investissement immobilier, voire même faire l’objet d’une approche modulaire.

Avec le modèle traditionnel Conception/Offre/Construction, la responsabilité relative à la gestion du projet (problèmes potentiels inclus) et à l’intégration des divers partis repose entièrement sur le client. A contrario, la réduction du nombre de collaborateurs et le développement d’un partenariat plus étroit permettent de limiter les risques encourus. Une telle approche est toutefois synonyme de responsabilités accrues pour le client en termes de supervision et de validation.

En outre, l’étude a démontré qu’une gestion du projet en interne pouvait entraîner des complications relatives aux sous-traitants (surtout en cas de première collaboration, de problèmes logistiques ou de questions liées à la validation des stratégies). Cela explique le recours prononcé aux fournisseurs de services de gestion de projet, ce rôle étant considéré comme primordial pour assurer la continuité entre stratégie et exécution.

 

Flexibilité

Rares sont les projets de construction ne faisant l’objet d’aucun changement entre les étapes de conception et de commande en raison de nouveaux objectifs, d’une redéfinition des besoins en termes juridiques ou de conformité, ou encore de problèmes de coûts. Par conséquent, il apparaît que les dépassements de budget et de délais sont bien plus susceptibles de concerner les projets ne bénéficiant pas de mesures de précaution alternatives. Cela peut avoir des conséquences sur le déroulement des opérations et la rapidité du retour sur investissement. La popularité des méthodes de construction modulaires s’explique ainsi par une demande croissante en matière de flexibilité.

L’emploi de vastes réseaux de sous-traitants permet en outre de s’assurer que toute situation problématique peut être rapidement résolue. Cette stratégie se définit également par le recours à des spécialistes en centres de données, capables d’anticiper les problèmes potentiels se présentant sur le chantier.

 

Contrôle et intégration

Les concepts d’intégration et de validation sont intimement liés. La complexification constante des projets, qui appelle à employer de plus en plus de collaborateurs, a fait de l’étape d’intégration l’une des plus exigeantes et importantes. Cependant, il convient de préciser que cette multiplication des acteurs est synonyme d’opportunités en termes d’optimisation du processus.

L’intégration est définie comme l’harmonisation de compétences et de rôles variés afin de mener à bien un projet de construction.

Une intégration réussie induit de partager l’ensemble des données pertinentes avec tous les collaborateurs impliqués. Cela ne signifie pas que chaque sous-traitant aura accès aux informations détaillées quant à la stratégie adoptée, mais simplement que tous les acteurs concernés ont une vision identique du projet. Une collaboration efficace a plusieurs avantages : elle permet de meilleurs résultats, facilite la validation, et limite la récurrence des problèmes. À l’inverse, une intégration réussie conduit à informer le client de chaque décision affectant la construction ou, bien entendu, déviant des objectifs initiaux.

Les offres des fournisseurs de services étant de plus en plus exhaustives, et le secteur semblant aujourd’hui privilégier les concepts de standardisation, de modularité et de convergence, beaucoup d’entreprises font appel à un seul collaborateur pour l’ensemble de leurs besoins (agencement du site, distribution et protection énergétiques, refroidissement, câblage, surveillance, etc.). Cela permet en outre de simplifier le processus de maintenance.

Si une intégration est réussie, il devient plus aisé d’identifier la cause des problèmes, et d’y trouver une solution.

 

Validation et amélioration de la qualité

L’étape de validation doit faire partie d’un processus de contrôle qualité s’appliquant à l’ensemble du projet. Elle concerne certes l’atteinte des objectifs de construction et le respect des intérêts du client, mais également l’examen des décisions relatives aux équipements, sous-traitants et conditions de travail.

Cette opération implique de faire appel à des experts en travaux structurels, en chauffage, ventilation et climatisation (CVC), en distribution d’énergie, en équipements et infrastructure, et en vérification des composants en termes d’efficacité et de résilience. Il arrive que des spécialistes particuliers soient mis à contribution, par exemple lorsqu’il convient d’optimiser la connectivité d’un site, de se conformer à des besoins spécifiques, ou d’apporter des modifications à des locaux terminés. Bien que les plus gros projets soient construits sur des emplacements vierges, la plupart des centres de données se trouvent sur des sites en collocation avec d’autres sociétés dont les activités peuvent être variées.

Comme dans toute œuvre commerciale, il est nécessaire d’établir une méthodologie partagée, applicable à la validation et au contrôle de la qualité dès le début du projet. De la même manière que l’étape de conception sert de modèle au bâtiment final, le contrôle qualité est garant du processus adopté pour parvenir à ce dernier.

 

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L’importance des centres de données étant capitale, un soin particulier doit être apporté à toutes les étapes de leur création afin de prévenir ou de réduire les risques potentiels. Une expertise juridique est par conséquent requise lors du choix de l’emplacement, de leur conception et de leur construction. Cet article aborde certains des facteurs les plus importants, parmi lesquels :

  • L’approvisionnement du projet ;
  • L’occupation des sols, ainsi que les conditions et titres de propriété liés ;
  • La consommation et l’efficience énergétiques ;
  • La souveraineté et le transfert des données ;
  • Les exigences relatives à des types de données d’entreprise spécifiques.

 

  1. Approvisionnement

Quelle méthode sera utilisée ? Les dernières évolutions du secteur ont vu certains clients développer une expertise en interne, tandis que d’autres souhaitent opter pour une forme de « partenariat » plus flexible que celle offerte par le modèle traditionnel : conception, offre, construction. Ce dernier permet au client de gérer plus facilement le projet, tout en assurant un meilleur contrôle de la qualité via la séparation des tâches. Cependant, la responsabilité repose entièrement sur lui, et les problèmes, transmis d’une étape à l’autre, peuvent entraîner des fluctuations de prix ou des modifications contractuelles. A contrario, faire appel à un seul développeur, qui prendrait entièrement en charge la construction du centre de données, réduit les risques de changements imprévus, mais également l’éventail des points de vue. Il convient donc de prendre en considération les implications juridiques de chaque approche, ainsi que les besoins et capacités de gestion de l’organisation à l’origine du projet.

 

  1. Titres de propriété et conditions

Les décisions juridiques prises lors de la planification d’un projet ont des répercussions tout au long de celui-ci. Par exemple, si vous souhaitez construire un centre de catégorie IV, il est nécessaire de passer un contrat avec les fournisseurs locaux afin de garantir un niveau d’énergie suffisant. Les types d’activités commerciales, bien que fermement établies par la loi, doivent aussi être prises en compte : un centre dédié à des services numériques dans le cloud ou autres présente des divergences majeures par rapport à un centre de collocation impliquant des accès sur site. Les possibilités dépendent de nombreux éléments, et notamment du propriétaire des terres, du titre de propriété, de la nature du bail, du contrat de gestion ou de la licence, des clauses relatives à l’occupation de l’espace (y compris celui dédié à l’équipement back-end, ou « gray space » en anglais), et des services disponibles sur le site (comme le niveau d’alimentation). Il est enfin important de déterminer s’il s’agit d’un nouveau bâtiment ou de la reconversion de locaux existants.

Prenons par exemple le parc industriel de Tseung Kwan O, loué par le gouvernement à la Hong Kong Science and Technology Parks Corporation. Le bail interdit notamment la sous-location, le changement de locataire et le partage des lieux. Cette disposition définit le site comme des terres communales et proscrit ainsi toute location à des fins commerciales. Elle précède  l’avènement du secteur des  centres de données. Cependant, le parc comprend aujourd’hui une douzaine de centres à locataires multiples. Depuis bientôt dix ans, la légalité de la situation fait l’objet de débats, qui tournent autour de la nature des activités en question (s’agit-il de fourniture de services, ou de sous-location pour équipements informatiques ?). Un autre problème concerne le contrôle des accès, que le locataire principal n’a aucune obligation à céder, même si ses sous-locataires paient pour disposer d’une zone privée. Cet exemple n’est pas unique au monde, chaque pays présentant des lois particulières, mais il illustre bien certaines des ambiguïtés juridiques qui peuvent s’avérer contre-productives pour les centres de données.

 

  1. Consommation et efficience énergétique

Certains journaux l’ont déjà annoncé en gros titres : les centres de données consommeront un cinquième de l’énergie mondiale d’ici 2025, et peut-être la quasi-totalité dès 2040. Ces sites consommant beaucoup plus que les bâtiments abritant des activités commerciales traditionnelles, il convient de déterminer dans quelles mesures ils seront affectés par les lois visant à réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone, et quels ajustements seront nécessaires lors de la conception et des opérations pour éviter toute pénalité. Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique à travers l’Union européenne et la plupart des marchés développés, les gouvernements sont plus susceptibles que jamais de mettre en place des réglementations incontournables.

centres de données

Cela donne lieu à plusieurs interrogations. Les centres de données de grande taille mais à la consommation efficiente doivent-ils être plus pénalisés que les petits centres moins économes ? L’objectif est-il de réduire la consommation ou de mieux utiliser l’énergie (ou les deux) ? Une entreprise peut-elle déléguer les tâches énergivores pour réduire son empreinte carbone ? Comment trouver le bon équilibre entre encouragements et amendes, éducation et réglementations, améliorations volontaires et imposées ? Dans tous les cas, le recours à une expertise juridique sous forme de planification de scénarios semble s’imposer.

 

  1. Souveraineté et transfert des données

Les considérations juridiques entourant la localisation des centres de données se sont récemment complexifiées, les réseaux tendant à ignorer les frontières. L’avènement du cloud et des environnements virtuels rendent désormais difficile l’association des données à un emplacement spécifique. La sphère de sécurité Safe Harbor constituait à ce titre un cadre juridique, adopté par l’Union européenne et les États-Unis dès l’an 2000, visant à réglementer le transfert de données portant sur des citoyens européens de l’autre côté de l’Atlantique, conformément aux lois de l’UE sur la protection des données. Elle a cependant été rejetée par la Cour de justice en octobre 2015 suite à la remise en question par un citoyen autrichien du niveau de protection dont bénéficiaient ses informations Facebook stockées sur le sol européen. Cette affaire a notamment démontré que les lois doivent s’adapter aux évolutions technologiques pour demeurer pertinentes.

Les questions juridiques soulevées par la souveraineté des données concernent désormais autant leur transfert que l’emplacement des centres dans lesquels elles sont stockées. En outre, la non-conformité au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) pouvant entraîner des amendes s’élevant à 20 millions d’euros (soit 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial), il est essentiel que leur traitement devienne une priorité.

 

  1. Exigences spécifiques

Chaque centre de données est conçu pour répondre à certains impératifs de conformité et aux besoins de ses clients. Par exemple, la crise financière mondiale a créé de nouvelles exigences en termes de stockage, de sécurité et d’analyse pour les établissements du secteur, qui répondent désormais à de meilleures normes en matières de transparence, de création de rapports, de solvabilité et de gestion des risques. Les secteurs impliquant la conservation de données personnelles (santé, services sociaux, transactions commerciales) impliquent l’utilisation de systèmes assurant leur protection, conformément aux réglementations en vigueur et aux attentes des clients. Les gouvernements, quant à eux, se doivent d’y prêter une attention particulière, comme l’a démontré le ministère de la Défense australien en annonçant la fin de son partenariat avec un centre de données acquis à 49 % par un consortium chinois fin 2016.

 

Clause de non-responsabilité : les informations contenues dans ce document sont d’ordre général et ne doivent pas influencer votre stratégie décisionnelle sans qu’un examen approfondi de votre situation ait été réalisée par des experts. Enterprise Ireland et Data Center Dynamics, ni aucun de leurs représentants, ne sauraient être tenus pour responsables de l’utilisation des données susmentionnées.

 

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Les plus grands spécialistes des data centres dans le monde ont mis en place des partenariats avec des entreprises irlandaises de construction pour élaborer les plus importants et les plus sophistiqués centres « hyperscale ».

Un nouveau Livre blanc consacré au futur des data centres [EN] analyse le paysage sans cesse en mouvement des data centres en identifiant les principales évolutions à venir.  Le Livre blanc, commandité par l’agence nationale d’export irlandaise, Enterprise Ireland, a été écrit par Nick Parfitt, Senior Global Research Analyst au Data Centre Dynamics Group.

Le Livre blanc examine plusieurs des questions les plus importantes qui touchent actuellement ce secteur :

  • Pour des entreprises devant choisir entre plusieurs solutions d’outsourcing, que peuvent-elles espérer des fournisseurs spécialisés en cloud et en regroupement de services en termes d’installations techniques ?
  • Pour les entreprises qui investissent dans la construction de data centres, soit pour des besoins IT internes ou pour offrir des solutions commerciales en externe, il existe une grande divergence des opinions quant au futur du secteur. De nouvelles innovations et changements majeurs sont-ils à attendre et comment devront-ils être appréhendés dans le cadre d’applications industrielles ?
  • Quels sont les principaux changements en termes technologiques et d’infrastructures dans les 5 prochaines années et comment vont-ils modifier l’approche métier en termes de design et da construction ?
  • Le secteur de la construction des data centres est-il suffisamment préparé aux changements induits par la transformation digitale ?
  • L’industrie des data centres est de plus en plus orientée vers le public. Quelles sont les conséquences pour les entreprises dans leur offre de services.

En France, l’économie du numérique représente près de 4,2 % du PIB national et l’industrie des data centres est en plein boom avec une croissance en termes de production de 20 % prévue sur les 3 prochaines années. La France représente le troisième plus gros marché en Europe après l’Allemagne et le Royaume-Uni et le quatrième au niveau mondial (les Etats-Unis occupant la première place).  Les villes les plus dynamiques accueillant les data centres sont Marseille, Strasbourg, Lyon et Paris. Le magazine en ligne, Global Security Mag annonçait en mars de cette année qu’il y avait 192 data centres en France dont 24 en cours de construction.

L’Irlande est devenu un endroit privilégié pour l’installation de data centres et a contribué au développement d’un réseau d’entreprises de niveau mondial spécialisés dans ce secteur (design, construction et aménagement des data centres).

Sinead Lonergan, directrice du bureau français d’Enterprise Ireland, a déclaré à ce propos : « L’Irlande est devenue le principal hub pour les data centres dans le monde pour beaucoup de géants du secteur des technologies tels que Microsoft, Amazon, Google, Dell EMC, Yahoo, IBM, HP, Facebook, Equinix et Digital Realty. Les plus grands opérateurs mondiaux de data centres travaillent conjointement avec des entreprises irlandaises de construction pour bâtir les data centres les plus sophistiqués. L’Irlande est ainsi devenu un exportateur de rang mondial pour les services apportés aux data centres. Un réseau d’entreprise irlandaises high tech spécialisées dans la construction et l’ingénierie s’est maintenant constitué et a permis à ces entreprises de se positionner comme des leaders sur ce marché très compétitif. Elles exportent désormais leur expertise à l’international en participant à des projets de grande envergure au Royaume-Uni, en Europe, en Scandinavie, en Amérique du Nord, en Russie et au Moyen-Orient. »

Nick Parfitt, Senior Global Research Analyst à Data Centre Dynamics Group et auteur du Livre blanc précise que « les data centres représentent les fondations de notre nouveau monde digitalisé. Les méthodes de design et de construction sont clefs pour maximiser les opportunités et limiter les risques liés aux investissements dans les data centres. La qualité de ces installations est cruciale car elle impactera fortement le futur du secteur high-tech. »

Lire le livre blanc [EN].