Nouveau système de gestion agro-technologique des lisiers et large éventail d’équipements permettant d’augmenter l’efficacité agricole.

En tant qu’experts de l’équipement de gestion agricole destiné à l’alimentation, la gestion des lisiers et l’entretien des pâturages, Abbey Machinery aide ses clients à améliorer leur efficacité avec un large éventail de nouvelles applications qui constituent le système de gestion « total cow ». Cela comprend notamment le contrôle du débit sur les tonnes à lisier pour un épandage précis du lisier, des distributeurs d’aliments de précision qui permettent de suivre l’utilisation des intrants ainsi que la gestion des coûts, des déchets et des pâturages. La société irlandaise de technologie agricole sise à Tipperary, a plus de soixante ans d’expérience dans la fabrication de matériel agricole et exporte 60 pour cent de ses produits, notamment vers le Royaume-Uni qui est son marché extérieur le plus important.

« L’Irlande est une île et notre expansion est donc limitée ; c’est pourquoi notre stratégie a toujours été d’accroître nos exportations vers d’autres pays » déclare Michael O’Grady, directeur des ventes, du marketing et du développement commercial chez Abbey Machinery.

« Abbey Machinery a une longue histoire commerciale avec le Royaume-Uni. Nous avons des paysages, des systèmes agricoles et des approches de gestion similaires et, bien entendu, nous sommes voisins et partageons une même langue. Nos premières ventes à l’étranger se sont faites au Royaume-Uni il y a de cela plus de trente ans, et c’est toujours notre territoire étranger le plus important. »

Abbey Machinery est l’un des fabricants de matériel agricole le plus ancien et le plus respecté en Irlande. L’entreprise a été créée en 1947 et est aujourd’hui dirigée par la troisième génération (Clodagh Cavanagh) de la famille fondatrice Cavanagh. L’entreprise fabrique 88 lignes de produits (réparties sur sept groupes de produits) de tailles diverses adaptés à différents marchés et fait preuve de souplesse pour répondre aux besoins spécifiques de ces marchés. En plus d’exporter au Royaume-Uni, l’entreprise vend à l’international, notamment en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique.

« Vendre dans différents pays a notamment pour avantage que nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances et les appliquer aux versions de produits suivantes » déclare Michael O’Grady. « Au Royaume-Uni, il y a récemment eu une demande spécifique pour des machines de grande taille destinées à des agriculteurs et entrepreneurs plus spécialisés et, aujourd’hui, il y a davantage de demandes en ce qui concerne la détection en temps réel du matériel d’épandage de lisier afin de connaître et d’appliquer les quantités exactes de lisier en se basant sur les exigences relatives aux champs et aux cultures. »

« À cela s’ajoutent une tendance croissante à déverser le lisier sur le sol, ou juste au-dessous et un recul de l’épandage par projection, ce qui nous a conduit à créer une machine qui dépose le lisier sur le sol ou juste au-dessous. Cela permet de retenir les nitrates et l’ammoniac, ce qui est non seulement mieux pour des raisons olfactives et environnementales mais aussi parce que cela rend le lisier bien plus efficace d’un point de vue économique. »

L’entreprise a également intégré des technologies dans son équipement servant à l’alimentation, comme le traqueur TMR, qui permet le chargement et le mélange précis d’aliments, l’évaluation des niveaux de déchets, les intrants de matières sèches, les marges sur les coûts des aliments, les coûts des aliments par litre, et la gestion du stock d’aliments.

L’entreprise s’est récemment vue décerner deux prix : Clodagh Cavanagh, directrice générale d’Abbey Machinery a remporté le prix des anciens élèves de l’université de Limerick pour sa contribution au monde des affaires et a été nommée PDG de l’année lors de la cérémonie de remise du titre Femme d’affaires de l’année organisée par le magazine Image.

Bien qu’Abbey Machinery soit un fabricant et un détaillant irlandais d’équipements agricoles à la réputation bien établie, l’entreprise se réjouit du soutien d’Enterprise Ireland, l’agence irlandaise gouvernementale du commerce et de l’innovation, dans sa recherche de nouveaux marchés internationaux et l’exploitation de ses marchés existants.

« Ils font un travail excellent et ils nous aident à rechercher de nouveaux territoires et à explorer les besoins et opportunités du marché. Ils nous guident et nous indiquent nos priorités et ils se montrent toujours très enthousiastes dans leur soutien », explique Michael O’Grady.

Shauna Higgins, conseillère sur les marchés pour le secteur Agritech chez Enterprise Ireland explique : « les entreprises irlandaises ont une excellente réputation au niveau international, car elles font appel à la technologie et à l’innovation pour produire des équipements et des produits de grande qualité. L’Irlande produit des ressources alimentaires suffisantes pour nourrir 35 millions d’individus, alors que notre population ne compte que 5 millions de personnes. Une entreprise comme Abbey Machinery illustre à la perfection le fait qu’une attitude visionnaire peut créer d’excellents produits qui améliorent l’efficacité de l’agriculture, ce qui est bénéfique non seulement pour les agriculteurs, mais au final également pour les consommateurs et pour notre environnement ».

Pour Sinead Lonergan, directrice France de l’agence gouvernementale Enterprise Ireland, les partenariats signés ce 15 mars à l’Ambassade d’Irlande à Paris en présence de Simon Coveney vice-premier ministre irlandais et ministre irlandais des Affaires étrangères , reflètent le dynamisme des opportunités économiques entre les deux pays : « Partout dans le monde, les entreprises irlandaises connaissent de très beaux succès commerciaux en apportant « l’atout irlandais » à leurs partenaires commerciaux. Les signatures annoncées aujourd’hui reflètent les solutions innovantes que les entreprises irlandaises proposent, dans divers secteurs, y compris les TIC et les technologies propres. L’Irlande entretient de solides relations commerciales avec la France et, dans le contexte du Brexit, cette relation devient encore plus importante. Fort de sa présence sur le marché français, Enterprise Ireland s’attache à établir cette relation commerciale mutuellement bénéfique.

Présent dans plus de 220 pays, Orange International Carriers est l’un des leaders mondiaux dans les services de sécurité, de données et de téléphonie mobile. Pour développer son offre de données mobiles itinérantes par le Wi-Fi, le groupe a fait appel à l’expertise de l’entreprise irlandaise Accuris Networks. Le challenge à relever pour ces deux entreprises, était de répondre à une demande de plus en plus importante d’accès aux données mobiles par la combinaison de nouvelles technologies. Si Orange International Carriers a choisi de faire appel à l’entreprise irlandaise Accuris Networks pour un contrat de près de 800 000 euros c’est grâce à sa réputation internationale en tant que prestataire de services de haute qualité dans les technologies inter-standard en Wi-Fi et IoT (Internet des objets).

L’entreprise BHSL est connue pour avoir mis au point un système unique – la combustion à lit fluidisé – permettant de convertir les déchets organiques en énergie pour le chauffage, le refroidissement et la production d’électricité. Avec Liger Bioconcept, les deux entreprises s’engagent dans le projet « du déchet à l’énergie ». BHSL assurera l’ingénierie, l’approvisionnement, la supervision de la construction et la mise en service d’une centrale thermique installée à Bréhan, en Bretagne d’ici fin 2019. Cette usine est la première du genre à cette échelle et pour ce type de carburant.

La société Druid Software, spécialiste des communications mobiles, a développé une offre unique pour procurer aux principaux fournisseurs de soins de santé et de transport maritime la couverture de réseau mobile et une connectivité sécurisée pour les communications critiques, que les réseaux de télécommunication publics ne sont pas en capacité de donner de manière adéquate. Druid signe aujourd’hui un partenariat avec deux sociétés novatrices, Airspan et Telpass pour fournir des services de pointe en matière de PTT (appuyer pour parler), de travailleurs autonomes ainsi que pour de la maintenance intelligente. Ces services sont déployés via la dernière technologie de réseau privé 4G offshore sur les plates-formes Oil & Gas, et à terre pour les sites industriels des fournisseurs d’énergie français concernant les derniers appareils IoT.

 

Tekelek, un développeur et fabricant de produits et de solutions de télémétrie IoT (Internet des Objets) a annoncé aujourd’hui le lancement d’un déploiement à grande échelle de capteurs à ultrasons connectés LoRa avec la groupe de Picoty, en France. Dans le cadre de ce contrat, l’entreprise irlandaise fournira à Picoty le capteur de cuve LoRa, récemment développé, qui est un capteur de niveau de liquide à piles, flexible et configurable, avec radio LoRa intégrée. Il s’agit du premier dispositif intelligent de surveillance des cuves à être déployé sur le marché européen de la distribution de mazout. Il permettra à Picoty de surveiller les cuves de ses 27 filiales dans l’ouest de la France. Le groupe Picoty, l’une des plus grandes entreprises françaises de distribution de carburant, fournit carburant, gaz, lubrifiants et additifs à des dizaines de milliers de cuves en France. Le projet utilisera le réseau LoRa et la plate-forme de données d’Objenious, appartenant au groupe Bouygues Telecom.

« Nous avons choisi Tekelek en raison de son expérience dans le développement de capteurs des cuves qui sont précis, fiable et robustes », a déclaré Mathias Schildt – directeur du développement de la croissance. Isabelle Bodecot, chef de produit est convaincue des avantages du produit de Tekelek « En collaboration avec Objenious, qui exploite le plus grand réseau LoRa en France à ce jour, ils ont mis au point une solution convaincante qui nous permet de surveiller les cuves souterrains et a découvert dans toute la France, avec une qualité et une autonomie de batterie excellentes. Cette solution nous permet d’organiser des livraisons plus efficaces, de réduire notre empreinte carbone et d’optimiser notre logistique. Nous pouvons proposer cette solution à un plus grand nombre de clients qu’auparavant en raison des avantages de LoRa en termes de coût et de performances de batterie,
ce qui signifie que nos clients sont assurés d’un service de livraison de carburant fiable,
efficace et rapide. »

Oliver McCarthy, directeur général de Tekelek, a déclaré : « C’est une période passionnante chez Tekelek. Nous sommes ravis de collaborer avec Picoty, et ce déploiement en France souligne les possibilités offertes par la technologie de surveillance de cuves intelligentes. Auparavant, le coût des investissements a empêché le déploiement pour des cuves des maisons et des entreprises. Mais les capteurs de niveau LoRa de Tekelek reposent sur un réseau LoRa à très faible consommation et à longue portée. Les avantages d’une infrastructure de réseau peu coûteuse, d’une batterie longue durée et de faibles coûts de maintenance font désormais de la surveillance à grande échelle un investissement abordable et rentable pour des groupes tels que Picoty ».

Le moniteur TEK766 LoRa présente les caractéristiques et avantages suivants :

• Analyse de données en temps réel

• Configurable à distance

• Vie de la batterie de 14 ans

• Solution de mesure de niveau d’une large gamme de liquides, à savoir mazout, eau, produits chimiques, lubrifiants, engrais liquide, etc.

• Gestion d’inventaire ponctuelle et continue

 « Aujourd’hui, grâce à cette solution intelligente, facile à installer et flexible, les parties prenantes de l’industrie du mazout bénéficient de nombreux avantages, à moindre coût. » rajoute Oliver McCarthy, directeur général de Tekelek.

Pour plus d’informations sur les produits LoRa de Tekelek, visitez le site Web www.tekelek.ie

Introduction

Les meilleures pratiques applicables à la construction de centres de données ont pour but d’optimiser les processus et interactions concernées. Une étude menée auprès de multiples clients s’est intéressée aux besoins logistiques et opérationnels requis pour atteindre l’objectif fixé. Elle a révélé que plusieurs points communs caractérisent les projets considérés comme réussis :

  • Expertise : chaque partie est impliquée en raison de son expérience et de ses capacités uniques.
  • Flexibilité : le processus de construction peut s’adapter à des changements imprévus demandés par le client, imposés par l’évolution du projet lui-même (par exemple, en raison des résultats liés à l’amélioration continue de la qualité), ou causés par des facteurs externes (intempéries, problèmes budgétaires ou de conformité, etc.).
  • Contrôle et intégration : le processus est optimisé afin d’atteindre l’objectif de manière efficace, dans le temps imparti et en respectant le budget.
  • Validation et amélioration de la qualité : les ressources utilisées sont mises à profit pour optimiser les résultats.

 

Expertise

Chaque organisation présente un niveau d’expertise différent en matière de conception, de gestion et d’exécution. L’entreprise à l’origine du projet se doit par conséquent de déterminer quels sont ses domaines de prédilection, et faire appel à des tiers pour les activités qu’elle ne peut pas mener à bien. Les phases de conception et de construction peuvent par exemple être prises en charge par un développeur ou une société d’investissement immobilier, voire même faire l’objet d’une approche modulaire.

Avec le modèle traditionnel Conception/Offre/Construction, la responsabilité relative à la gestion du projet (problèmes potentiels inclus) et à l’intégration des divers partis repose entièrement sur le client. A contrario, la réduction du nombre de collaborateurs et le développement d’un partenariat plus étroit permettent de limiter les risques encourus. Une telle approche est toutefois synonyme de responsabilités accrues pour le client en termes de supervision et de validation.

En outre, l’étude a démontré qu’une gestion du projet en interne pouvait entraîner des complications relatives aux sous-traitants (surtout en cas de première collaboration, de problèmes logistiques ou de questions liées à la validation des stratégies). Cela explique le recours prononcé aux fournisseurs de services de gestion de projet, ce rôle étant considéré comme primordial pour assurer la continuité entre stratégie et exécution.

 

Flexibilité

Rares sont les projets de construction ne faisant l’objet d’aucun changement entre les étapes de conception et de commande en raison de nouveaux objectifs, d’une redéfinition des besoins en termes juridiques ou de conformité, ou encore de problèmes de coûts. Par conséquent, il apparaît que les dépassements de budget et de délais sont bien plus susceptibles de concerner les projets ne bénéficiant pas de mesures de précaution alternatives. Cela peut avoir des conséquences sur le déroulement des opérations et la rapidité du retour sur investissement. La popularité des méthodes de construction modulaires s’explique ainsi par une demande croissante en matière de flexibilité.

L’emploi de vastes réseaux de sous-traitants permet en outre de s’assurer que toute situation problématique peut être rapidement résolue. Cette stratégie se définit également par le recours à des spécialistes en centres de données, capables d’anticiper les problèmes potentiels se présentant sur le chantier.

 

Contrôle et intégration

Les concepts d’intégration et de validation sont intimement liés. La complexification constante des projets, qui appelle à employer de plus en plus de collaborateurs, a fait de l’étape d’intégration l’une des plus exigeantes et importantes. Cependant, il convient de préciser que cette multiplication des acteurs est synonyme d’opportunités en termes d’optimisation du processus.

L’intégration est définie comme l’harmonisation de compétences et de rôles variés afin de mener à bien un projet de construction.

Une intégration réussie induit de partager l’ensemble des données pertinentes avec tous les collaborateurs impliqués. Cela ne signifie pas que chaque sous-traitant aura accès aux informations détaillées quant à la stratégie adoptée, mais simplement que tous les acteurs concernés ont une vision identique du projet. Une collaboration efficace a plusieurs avantages : elle permet de meilleurs résultats, facilite la validation, et limite la récurrence des problèmes. À l’inverse, une intégration réussie conduit à informer le client de chaque décision affectant la construction ou, bien entendu, déviant des objectifs initiaux.

Les offres des fournisseurs de services étant de plus en plus exhaustives, et le secteur semblant aujourd’hui privilégier les concepts de standardisation, de modularité et de convergence, beaucoup d’entreprises font appel à un seul collaborateur pour l’ensemble de leurs besoins (agencement du site, distribution et protection énergétiques, refroidissement, câblage, surveillance, etc.). Cela permet en outre de simplifier le processus de maintenance.

Si une intégration est réussie, il devient plus aisé d’identifier la cause des problèmes, et d’y trouver une solution.

 

Validation et amélioration de la qualité

L’étape de validation doit faire partie d’un processus de contrôle qualité s’appliquant à l’ensemble du projet. Elle concerne certes l’atteinte des objectifs de construction et le respect des intérêts du client, mais également l’examen des décisions relatives aux équipements, sous-traitants et conditions de travail.

Cette opération implique de faire appel à des experts en travaux structurels, en chauffage, ventilation et climatisation (CVC), en distribution d’énergie, en équipements et infrastructure, et en vérification des composants en termes d’efficacité et de résilience. Il arrive que des spécialistes particuliers soient mis à contribution, par exemple lorsqu’il convient d’optimiser la connectivité d’un site, de se conformer à des besoins spécifiques, ou d’apporter des modifications à des locaux terminés. Bien que les plus gros projets soient construits sur des emplacements vierges, la plupart des centres de données se trouvent sur des sites en collocation avec d’autres sociétés dont les activités peuvent être variées.

Comme dans toute œuvre commerciale, il est nécessaire d’établir une méthodologie partagée, applicable à la validation et au contrôle de la qualité dès le début du projet. De la même manière que l’étape de conception sert de modèle au bâtiment final, le contrôle qualité est garant du processus adopté pour parvenir à ce dernier.

 

Découvrez les cinq facteurs principaux qui influeront sur la conception de centres de données avec notre livre blanc GRATUIT (en anglais uniquement).

L’importance des centres de données étant capitale, un soin particulier doit être apporté à toutes les étapes de leur création afin de prévenir ou de réduire les risques potentiels. Une expertise juridique est par conséquent requise lors du choix de l’emplacement, de leur conception et de leur construction. Cet article aborde certains des facteurs les plus importants, parmi lesquels :

  • L’approvisionnement du projet ;
  • L’occupation des sols, ainsi que les conditions et titres de propriété liés ;
  • La consommation et l’efficience énergétiques ;
  • La souveraineté et le transfert des données ;
  • Les exigences relatives à des types de données d’entreprise spécifiques.

 

  1. Approvisionnement

Quelle méthode sera utilisée ? Les dernières évolutions du secteur ont vu certains clients développer une expertise en interne, tandis que d’autres souhaitent opter pour une forme de « partenariat » plus flexible que celle offerte par le modèle traditionnel : conception, offre, construction. Ce dernier permet au client de gérer plus facilement le projet, tout en assurant un meilleur contrôle de la qualité via la séparation des tâches. Cependant, la responsabilité repose entièrement sur lui, et les problèmes, transmis d’une étape à l’autre, peuvent entraîner des fluctuations de prix ou des modifications contractuelles. A contrario, faire appel à un seul développeur, qui prendrait entièrement en charge la construction du centre de données, réduit les risques de changements imprévus, mais également l’éventail des points de vue. Il convient donc de prendre en considération les implications juridiques de chaque approche, ainsi que les besoins et capacités de gestion de l’organisation à l’origine du projet.

 

  1. Titres de propriété et conditions

Les décisions juridiques prises lors de la planification d’un projet ont des répercussions tout au long de celui-ci. Par exemple, si vous souhaitez construire un centre de catégorie IV, il est nécessaire de passer un contrat avec les fournisseurs locaux afin de garantir un niveau d’énergie suffisant. Les types d’activités commerciales, bien que fermement établies par la loi, doivent aussi être prises en compte : un centre dédié à des services numériques dans le cloud ou autres présente des divergences majeures par rapport à un centre de collocation impliquant des accès sur site. Les possibilités dépendent de nombreux éléments, et notamment du propriétaire des terres, du titre de propriété, de la nature du bail, du contrat de gestion ou de la licence, des clauses relatives à l’occupation de l’espace (y compris celui dédié à l’équipement back-end, ou « gray space » en anglais), et des services disponibles sur le site (comme le niveau d’alimentation). Il est enfin important de déterminer s’il s’agit d’un nouveau bâtiment ou de la reconversion de locaux existants.

Prenons par exemple le parc industriel de Tseung Kwan O, loué par le gouvernement à la Hong Kong Science and Technology Parks Corporation. Le bail interdit notamment la sous-location, le changement de locataire et le partage des lieux. Cette disposition définit le site comme des terres communales et proscrit ainsi toute location à des fins commerciales. Elle précède  l’avènement du secteur des  centres de données. Cependant, le parc comprend aujourd’hui une douzaine de centres à locataires multiples. Depuis bientôt dix ans, la légalité de la situation fait l’objet de débats, qui tournent autour de la nature des activités en question (s’agit-il de fourniture de services, ou de sous-location pour équipements informatiques ?). Un autre problème concerne le contrôle des accès, que le locataire principal n’a aucune obligation à céder, même si ses sous-locataires paient pour disposer d’une zone privée. Cet exemple n’est pas unique au monde, chaque pays présentant des lois particulières, mais il illustre bien certaines des ambiguïtés juridiques qui peuvent s’avérer contre-productives pour les centres de données.

 

  1. Consommation et efficience énergétique

Certains journaux l’ont déjà annoncé en gros titres : les centres de données consommeront un cinquième de l’énergie mondiale d’ici 2025, et peut-être la quasi-totalité dès 2040. Ces sites consommant beaucoup plus que les bâtiments abritant des activités commerciales traditionnelles, il convient de déterminer dans quelles mesures ils seront affectés par les lois visant à réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone, et quels ajustements seront nécessaires lors de la conception et des opérations pour éviter toute pénalité. Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique à travers l’Union européenne et la plupart des marchés développés, les gouvernements sont plus susceptibles que jamais de mettre en place des réglementations incontournables.

centres de données

Cela donne lieu à plusieurs interrogations. Les centres de données de grande taille mais à la consommation efficiente doivent-ils être plus pénalisés que les petits centres moins économes ? L’objectif est-il de réduire la consommation ou de mieux utiliser l’énergie (ou les deux) ? Une entreprise peut-elle déléguer les tâches énergivores pour réduire son empreinte carbone ? Comment trouver le bon équilibre entre encouragements et amendes, éducation et réglementations, améliorations volontaires et imposées ? Dans tous les cas, le recours à une expertise juridique sous forme de planification de scénarios semble s’imposer.

 

  1. Souveraineté et transfert des données

Les considérations juridiques entourant la localisation des centres de données se sont récemment complexifiées, les réseaux tendant à ignorer les frontières. L’avènement du cloud et des environnements virtuels rendent désormais difficile l’association des données à un emplacement spécifique. La sphère de sécurité Safe Harbor constituait à ce titre un cadre juridique, adopté par l’Union européenne et les États-Unis dès l’an 2000, visant à réglementer le transfert de données portant sur des citoyens européens de l’autre côté de l’Atlantique, conformément aux lois de l’UE sur la protection des données. Elle a cependant été rejetée par la Cour de justice en octobre 2015 suite à la remise en question par un citoyen autrichien du niveau de protection dont bénéficiaient ses informations Facebook stockées sur le sol européen. Cette affaire a notamment démontré que les lois doivent s’adapter aux évolutions technologiques pour demeurer pertinentes.

Les questions juridiques soulevées par la souveraineté des données concernent désormais autant leur transfert que l’emplacement des centres dans lesquels elles sont stockées. En outre, la non-conformité au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) pouvant entraîner des amendes s’élevant à 20 millions d’euros (soit 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial), il est essentiel que leur traitement devienne une priorité.

 

  1. Exigences spécifiques

Chaque centre de données est conçu pour répondre à certains impératifs de conformité et aux besoins de ses clients. Par exemple, la crise financière mondiale a créé de nouvelles exigences en termes de stockage, de sécurité et d’analyse pour les établissements du secteur, qui répondent désormais à de meilleures normes en matières de transparence, de création de rapports, de solvabilité et de gestion des risques. Les secteurs impliquant la conservation de données personnelles (santé, services sociaux, transactions commerciales) impliquent l’utilisation de systèmes assurant leur protection, conformément aux réglementations en vigueur et aux attentes des clients. Les gouvernements, quant à eux, se doivent d’y prêter une attention particulière, comme l’a démontré le ministère de la Défense australien en annonçant la fin de son partenariat avec un centre de données acquis à 49 % par un consortium chinois fin 2016.

 

Clause de non-responsabilité : les informations contenues dans ce document sont d’ordre général et ne doivent pas influencer votre stratégie décisionnelle sans qu’un examen approfondi de votre situation ait été réalisée par des experts. Enterprise Ireland et Data Center Dynamics, ni aucun de leurs représentants, ne sauraient être tenus pour responsables de l’utilisation des données susmentionnées.

 

Découvrez les cinq facteurs principaux qui influeront sur la conception de centres de données avec notre livre blanc GRATUIT (en anglais uniquement).

Les plus grands spécialistes des data centres dans le monde ont mis en place des partenariats avec des entreprises irlandaises de construction pour élaborer les plus importants et les plus sophistiqués centres « hyperscale ».

Un nouveau Livre blanc consacré au futur des data centres [EN] analyse le paysage sans cesse en mouvement des data centres en identifiant les principales évolutions à venir.  Le Livre blanc, commandité par l’agence nationale d’export irlandaise, Enterprise Ireland, a été écrit par Nick Parfitt, Senior Global Research Analyst au Data Centre Dynamics Group.

Le Livre blanc examine plusieurs des questions les plus importantes qui touchent actuellement ce secteur :

  • Pour des entreprises devant choisir entre plusieurs solutions d’outsourcing, que peuvent-elles espérer des fournisseurs spécialisés en cloud et en regroupement de services en termes d’installations techniques ?
  • Pour les entreprises qui investissent dans la construction de data centres, soit pour des besoins IT internes ou pour offrir des solutions commerciales en externe, il existe une grande divergence des opinions quant au futur du secteur. De nouvelles innovations et changements majeurs sont-ils à attendre et comment devront-ils être appréhendés dans le cadre d’applications industrielles ?
  • Quels sont les principaux changements en termes technologiques et d’infrastructures dans les 5 prochaines années et comment vont-ils modifier l’approche métier en termes de design et da construction ?
  • Le secteur de la construction des data centres est-il suffisamment préparé aux changements induits par la transformation digitale ?
  • L’industrie des data centres est de plus en plus orientée vers le public. Quelles sont les conséquences pour les entreprises dans leur offre de services.

En France, l’économie du numérique représente près de 4,2 % du PIB national et l’industrie des data centres est en plein boom avec une croissance en termes de production de 20 % prévue sur les 3 prochaines années. La France représente le troisième plus gros marché en Europe après l’Allemagne et le Royaume-Uni et le quatrième au niveau mondial (les Etats-Unis occupant la première place).  Les villes les plus dynamiques accueillant les data centres sont Marseille, Strasbourg, Lyon et Paris. Le magazine en ligne, Global Security Mag annonçait en mars de cette année qu’il y avait 192 data centres en France dont 24 en cours de construction.

L’Irlande est devenu un endroit privilégié pour l’installation de data centres et a contribué au développement d’un réseau d’entreprises de niveau mondial spécialisés dans ce secteur (design, construction et aménagement des data centres).

Sinead Lonergan, directrice du bureau français d’Enterprise Ireland, a déclaré à ce propos : « L’Irlande est devenue le principal hub pour les data centres dans le monde pour beaucoup de géants du secteur des technologies tels que Microsoft, Amazon, Google, Dell EMC, Yahoo, IBM, HP, Facebook, Equinix et Digital Realty. Les plus grands opérateurs mondiaux de data centres travaillent conjointement avec des entreprises irlandaises de construction pour bâtir les data centres les plus sophistiqués. L’Irlande est ainsi devenu un exportateur de rang mondial pour les services apportés aux data centres. Un réseau d’entreprise irlandaises high tech spécialisées dans la construction et l’ingénierie s’est maintenant constitué et a permis à ces entreprises de se positionner comme des leaders sur ce marché très compétitif. Elles exportent désormais leur expertise à l’international en participant à des projets de grande envergure au Royaume-Uni, en Europe, en Scandinavie, en Amérique du Nord, en Russie et au Moyen-Orient. »

Nick Parfitt, Senior Global Research Analyst à Data Centre Dynamics Group et auteur du Livre blanc précise que « les data centres représentent les fondations de notre nouveau monde digitalisé. Les méthodes de design et de construction sont clefs pour maximiser les opportunités et limiter les risques liés aux investissements dans les data centres. La qualité de ces installations est cruciale car elle impactera fortement le futur du secteur high-tech. »

Lire le livre blanc [EN].