Mark Purcell, CXV Global Manufacturing

L’avenir de la fabrication numérique : faire de l’industrie 4.0 une réalité

septembre 21 2020 No Comments

L’automatisation, l’intelligence artificielle, la réalité augmentée et la robotique sont autant d’outils que les fabricants peuvent déployer pour bénéficier d’une transformation numérique radicale.

Alors que le monde attend un vaccin contre la Covid-19, la dure réalité est que la recherche d’un vaccin efficace ne constitue qu’une première étape. Cependant, même si un vaccin est approuvé, sa fabrication et la chaîne d’approvisionnement constitueront un nouveau défi.

« Nous serons sept milliards à avoir besoin de ce vaccin et ce sera difficile dans un environnement où les méthodes de production et la chaîne d’approvisionnement élargie ne sont pas conçues pour augmenter le rendement à ce rythme en si peu de temps », affirme Mark Purcell, président et directeur des opérations de CXV Global, spécialiste de la fabrication numérique.

Axé sur des domaines tels que l’automatisation en temps réel, la vision industrielle, la robotique, la sérialisation, la transformation numérique et les services professionnels et gérés à destination de clients du monde entier dans des sites de R&D et de production de pointe, le groupe a été créé en 2020 lorsque la société irlandaise Crest Solutions et son partenaire belge Vistalink ont uni leurs forces à celles de la société américaine Xyntek.

Si certaines industries comme le secteur automobile ont adopté l’automatisation et la robotique, les sociétés des secteurs pharmaceutique et des sciences de la vie ont pris du retard en matière de fabrication numérique, en grande partie à cause des critères de validation et des réglementations auxquelles elles doivent se conformer, indique-t-il.

« Il y a une énorme quantité de valeur inexploitée à laquelle on peut accéder par le biais de la technologie numérique – les sciences de la vie doivent vraiment s’y mettre. Dans l’ère post-Covid, les entreprises devront vraiment comprendre et adopter la fabrication numérique. C’est une question d’ordre commercial et non un problème technologique. »

Au-delà d’une simple mesure de réduction des coûts

Mark Purcell définit la fabrication numérique comme l’utilisation de l’informatique et de l’automatisation pour faire en sorte que les processus dépendent moins de l’homme et pour disposer d’un ensemble de systèmes hautement connectés fournissant des données en temps réel.

« En intégrant la robotique collaborative aux activités industrielles répétitives pouvant impliquer des machines aux mouvements rapides, on peut effectuer de nombreuses tâches répétitives en toute sécurité là où les machines travaillent main dans la main avec l’homme. »

Par exemple, au lieu de demander à une personne de choisir le bon élément dans un bac et de le placer sur une chaîne de montage, un robot programmable doté d’une technologie de vision industrielle pourrait se charger de cette tâche. Non seulement l’homme est dispensé de cette tâche monotone, mais il est également protégé contre les microtraumatismes répétés.

Mark Purcell s’empresse de souligner que l’introduction de la fabrication numérique n’est pas une mesure de réduction des coûts visant à mettre des êtres humains au chômage. « Le principal avantage est que l’on peut repositionner l’humain dans la chaîne de valeur de manière à accélérer le processus et à augmenter la valeur pouvant être apportée au client. Nous devons libérer les employés pour qu’ils se concentrent sur la numérisation de la fabrication et de la chaîne d’approvisionnement plutôt que sur des activités de bas niveau. »

Une distanciation sociale permise par la réalité augmentée

La réalité augmentée (RA) présente un intérêt particulier dans le contexte actuel, selon Mark Purcell, car elle peut être utilisée de diverses manières pour faciliter la distanciation sociale. L’introduction de robots collaboratifs – ou cobots – sur les chaînes de montage permet également de réduire le nombre d’employés devant travailler à proximité les uns des autres en atelier.

« En outre, si un système industriel nécessite des mesures correctives, au lieu d’envoyer un employé sur place, nous pouvons y remédier grâce à un système d’assistance en RA. Nous pouvons être à un endroit sans y être. »

La RA peut également permettre aux employés d’apprendre et de travailler de façon plus intuitive et indépendante. « Nous pouvons utiliser la RA pour numériser les instructions de travail afin que les employés puissent suivre les instructions de la POS [procédure opératoire standard] à l’aide d’un casque tout en effectuant des activités et en gardant les mains libres pour suivre les étapes. Grâce à la reconnaissance vocale, l’employé peut redemander les instructions et valider ses opérations. »

L’industrie 4.0 : plus de stratégie, moins de mots à la mode

Selon Mark Purcell, la crise du coronavirus a été un signal d’alarme pour de nombreux fabricants. « Ce qui manquait surtout à l’“industrie 4.0”, c’est une planification stratégique de la part des entreprises autour de la transformation numérique. Il y a tellement de bavardages et de mots à la mode, mais il manque souvent une stratégie consolidée. Celle-ci n’a pas été introduite de manière suffisamment solide au sein du conseil. »

La voie à suivre consiste selon lui à voir dans la fabrication numérique un outil de création de valeur pour le client et de gestion du changement culturel.

« Tout le monde se vante d’avoir une stratégie industrielle 4.0, mais en réalité, nous n’avons pas vu cela se concrétiser au même rythme que l’évolution des technologies et des nouvelles méthodes de travail. Cela est dû en grande partie à l’absence de fil rouge entre la stratégie commerciale et la stratégie de transformation numérique. C’est difficile, mais ce n’est pas quelque chose qu’on obtient en arrivant et en allumant simplement son ordinateur. C’est un grand programme de changement culturel. »

Connecter les données et relier les points

Mark Purcell revient sur la nécessité pour les secteurs pharmaceutique et des sciences de la vie de se transformer tout au long de la chaîne d’approvisionnement. « Lorsque l’on regarde leurs systèmes, tels que la recherche et le développement, les opérations de laboratoire, les opérations de fabrication, les chaînes d’approvisionnement, les systèmes ERP et les systèmes de gestion de processus industriels, ils ne sont pas encore tous connectés. »

En connectant différents systèmes de fabrication, en utilisant des collecteurs de données intelligents et en tirant le meilleur parti du big data, les entreprises peuvent exploiter l’IA et le deep learning pour produire des informations que les employés peuvent intégrer dans leur processus décisionnels.

Avec une compréhension en temps réel de facteurs tels que les exigences des clients et les avancées scientifiques, les fabricants pourraient élaborer une stratégie autour d’une augmentation de la capacité de production bien avant que le besoin réel n’émerge. En plus de réduire les dépenses et les risques, ceci leur permettrait aussi de répondre plus rapidement aux besoins des clients.

« Les données existent. C’est juste qu’elles ne sont pas encore connectées », explique Mark Purcell, qui ajoute que nous observerons un changement exponentiel à mesure que les systèmes seront connectés. « Ce sera une transformation qui dépassera tout ce que nous pouvons imaginer. Imaginez si tous les centres de recherche de la planète, y compris les sites commerciaux et universitaires, travaillaient avec toutes leurs données connectées. Imaginez tous les problèmes qui pourraient être résolus. Nous travaillons avec nos clients pour aider à faire de la fabrication automatisée et connectée en temps réel une réalité. »

Pour de plus amples informations sur CXV Global, rendez-vous sur www.cxvglobal.com

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